En bloquant les grands chantiers, les écologistes veulent détruire le système économique…

La semaine a  révélé une fois de plus le radicalisme des idéologues de l’environnement. A l’occasion d’un voyage en Bretagne, Manuel Valls a rappelé que les projets d’investissement devaient être réalisés. Ce qui a réveillé les mouvements écologistes et les militants de la décroissance.

La semaine a  révélé une fois de plus le radicalisme des idéologues de l’environnement. A l’occasion d’un voyage en Bretagne, Manuel Valls a rappelé que les projets d’investissement devaient être réalisés. Ce qui a réveillé les mouvements écologistes et les militants de la décroissance.

A l’heure où nous avons un besoin urgent d’investissements structurants -c’est à dire de grands projets capables d’agréger des activités diverses et des emplois- on s’aperçoit que des groupuscules d’écologistes, sous le prétexte de protéger l’environnement, bloquent toutes les perspectives. François Hollande peut toujours réclamer une relance de la croissance, l’opposition peut toujours faire des propositions, le patronat et les élus locaux aussi… A l’heure où nous aurions besoin de perspectives, des groupe hétéroclites s’ajoutent à des opposants locaux et prennent très rapidement une dimension politique nationale.

L’aéroport  de Notre dame des landes en Bretagne, entre Rennes et Nantes, est toujours en panne. Sur le barrage de Sivens, les travaux de terrassement sont arrêtés. Dans l’Isère, un projet de Center parcs de 340 millions d’euros, est stoppé net.

Ne parlons pas de la ferme des mille vaches dans la somme, de la ligne  TGV entre Lyon et Turin… Ne parlons pas des lignes a haute tension qui permettraient de transporter de l’électricité en Espagne, etc. À chaque fois des mouvements de protection locale agrègent  des groupuscules parfois violents pour transporter le débat sur le front politique. Le problème c’est qu’’un projet d’investissement n’a pas pour premier objectif d’alimenter un débat politique…

Ces affaires soulèvent des questions extrêmement graves pour l’avenir de notre société.

Ces  projets ont été juridiquement autorisés. Ce débat a d’abord une dimension juridique. Le droit n’est  ni respecté, ni appliqué. Les permis de construire ont été délivrés, les commissions d’enquête ont fait leur travail, les élus locaux se sont prononcés, les préfets ont donné les autorisations et tout se bloque. Le Premier ministre a quand même raison de rappeler que le droit doit être respecté.

Ensuite, la deuxième dimension est plus politique. Toutes ces actions font fi du respect des principes de la démocratie. Tous ces projets ont été voulus, étudiés et défendus par des élus locaux… Les élus locaux sont évidemment hyper intéressés par n’importe quel projet, pourvu qu’il ait de la visibilité.

Enfin, la troisième dimension, est très idéologique. Il existe en France un courant écologique radical dont l’ambition n’est pas de protéger l’environnement mais de détruire le système économique. Nous avons des groupes qui militent contre la croissance, contre le progrès technologique, la recherche, et qui veulent vivre dans les bois en s’éclairant à la bougie. Ce n’est pas acceptable. Alors qu’il y a des modèles de croissance qui sont écologiquement compatibles… Sinon on ferme tout et on s’enterre.

Nous avons besoin de croissance, d’emplois. Nous avons besoin d’investissements.

Tous ces projets sont des projets structurants, qui ne coûtent pas d’argent au contribuable, qui créent des emplois et qui rapportent de l’activité, et donc des recettes…

La question n’est pas de savoir si ce sont des projets de gauche ou de droite, si c’est libéral ou socialiste, la question est de savoir si ça crée de l’activité.

La Bretagne a besoin d’investissements structurants pour attirer des activités nouvelles… Les bretons des Chambres de commerce, des Chambres professionnelles savent bien les déficits actuels de la région  Bretagne.

Center-Parks, dans l’Isère, c’est l’assurance de 5 500 visiteurs toute l’année. C’est 697 emplois dont 500 plein temps annuel et des CDI dans un canton ou il y a aujourd’hui 6 000 demandeurs d’emplois. C’est 350 millions d’euros d’investissement. Sans parler des retombées fiscales pour les communes et les Conseils généraux…