Et si c’était le dernier Noël de crise ?

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. La bourse s’est reprise aujourd’hui, la croissance américaine est plutôt bien orientée, on dit que les banques ont beaucoup de liquidités et les magasins de Noël ne désemplissent pas. Ca ne sentirait pas un peu la fin de la crise ça ?

Je crois vraiment qu’en deux semaines, il s’est passé des événements très importants qui préparent une sortie de la crise. Sur le coup, on n’en voit pas les effets, mais en prenant du recul, il y en aura forcement.

Qu’on le veuille ou non, la France et l’Allemagne ont réussi à imposer au reste du monde un engagement de discipline budgétaire. Les textes sont écrits et seront applicables dès l’année prochaine. Un état ne pourra pas dépenser plus qu’il ne gagne.

Le couple franco-allemand, surtout l’Allemagne, ont accepté de venir en aide aux pays les plus fragiles à condition que tout cela soit contrôlé par le FMI. Je pense qu’on aurait pu le faire sans Christine Lagarde, mais après tout, si ça marche mieux avec elle…pourquoi pas.

Mercredi, la BCE de Mario Draghi a permis aux banques de venir se refinancer autant qu’elle le voulaient à un taux dérisoire. Elles en ont pris pour 500 milliards. Sur le coup, tout le monde s’est dit que si  les banques prenaient autant d’argent, c’est qu’elles étaient malades. Après avoir réfléchi, on a compris que les banques avaient intérêt à en prendre le maximum pour rebondir. D’où la hausse des marchés. Cette hausse va durer. C’est mécanique. Quand vous mettez de l’essence dans le moteur, la voiture roule.

Bon, je vous vois venir vous allez me dire que les états sont toujours aussi endettés malgré les plans d’austérité. Exact, mais les banques ont récupérer tellement d’argent qu’il n y a plus de risque de blocage. Elles ont tellement d’argent qu’elles ne pourront plus refuser un crédit aux entreprises. Et si ces entreprises tournent plus vite, il y aura de la croissance. Et s’il y a de la croissance, on pourra mieux équilibrer les comptes. C’est exactement le modèle américain et ça marche actuellement aux États-Unis. Les chiffres de la croissance sont bons.

Allez, essayer d’être moins pessimiste pour une fois, c’est Noël ! Et en plus, David Beckham arrive à Paris…