Eurobonds : L’Allemagne n’en veut toujours pas… pour le moment.

Berlin a réitéré mercredi son opposition aux euro-obligations, réclamées notamment par la France, même si des appels à plus de souplesse au sein du camp de la chancelière Angela Merkel se sont fait entendre.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé son opposition aux euro-obligations dans un entretien à la radio locale allemande NDR, diffusé quelques heures avant un sommet européen informel à Bruxelles consacré à la croissance.

Cependant, le président du groupe parlementaire des libéraux (petit partenaire minoritaire du gouvernement d’Angela Merkel), Rainer Brüderle, n’a « pas exclu une introduction des eurobonds, une fois le Traité budgétaire et la règle d’or budgétaire adoptés », dans un entretien mercredi à la radio allemande Deutschlandfunk. « Je n’exclus pas qu’à la fin d’un processus ils puissent y avoir de telles choses », a-t-il dit. « Mais cela ne doit pas avoir lieu dans une phase où les différences entre les taux d’intérêt sont extrêmes », a-t-il souligné.

Dans un entretien lundi soir à l’AFP, le nouveau ministre français des Finances Pierre Moscovici reconnaissait qu’il existait encore, pour l’instant, un « désaccord majeur » avec l’Allemagne sur l’émission de titres mutualisant une part des dettes des Etats européens.