Europe : Angela Merkel plaide pour une union politique

Le feuilleton de la réforme de l’Europe avance. Après l’Europe bancaire annoncée par la commission mercredi, la Chancelière Allemande a plaidé jeudi pour une union politique. Angela Merkel est claire : Si des pays ne veulent pas s’intégrer à cette Europe-là, ils resteront seul. L’idée d’une Europe à deux vitesse se profile.

C’est la première fois qu’Angela Merkel admet la nécessité de construire une union politique en Europe. Les Allemands ont enfin compris que l’union monétaire, c’est-à-dire l’euro, ne pouvait pas fonctionner sans un gouvernement commun. Selon le projet dessiné avec l’appui de la plupart des autres pays, cette Europe budgétaire et politique devrait fonctionner autour de trois axes. Le premier, c’est la discipline budgétaire. La fameuse règle d’or. Le deuxième axe, c’est la solidarité. Les plus riches devant accepter d’aider les plus pauvres à condition que les plus pauvres respectent les règles. Enfin, la mise en place de réforme pour améliorer la compétitivité de ceux qui sont les plus faibles.

Si toutes ces conditions étaient remplies, l’Europe n’aurait aucun problème pour équilibrer sa monnaie et venir en aide à ceux qui auraient des difficultés. L’Allemagne ajoute que dans ce cas-là, on pourrait même émettre des Eurobonds puisque tous les risques seraient sous contrôle. La France ne s’est pas exprimée pour le moment, mais ne pourra  pas faire cavalier seul. Cependant, ne nous y trompons pas. Ces projets ne règlent pas les problèmes immédiats comme ceux de l’Espagne. Mais si les européens s’engagent sur la voie de ces réformes, la confiance sera restaurée. Pour preuve, jeudi les bourses ont été euphoriques, signe que les marchés ont déjà acheté les projets de l’Europe.

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