EXCLU – JF. Roubaud : « Ce que je vais dire à Moscovici cet après-midi»

Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, rencontrera le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, à Bercy en fin d’après-midi. Aux côtés d’autres représentants de l’entreprenariat, dont Marc Simoncini ou Geoffroy Roux de Bézieu, il abordera les mesures fiscales du gouvernement qui provoquent la colère du monde de l’entreprise.

Vous rencontrez en fin d’après-midi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, qu’allez-vous lui dire ?

Je lui dirais que l’on a bien compris que le gouvernement essaie de protéger les PME à travers l’ISF PME, le crédit impôt recherche… Mais que là, d’un seul coup, on touche au capital du chef d’entreprise. Je pense que l’on peut trouver des solutions notamment sur la forme de l’abattement, sur la durée de possession des parts, la conditionnalité de l’emploi de l’argent dans l’investissement…

Beaucoup ont dénoncé des mesures « anti-entreprises ». Qu’en pensez-vous ?

Le problème, c’est que l’on essaie de faire une distinction entre le chef d’entreprise et l’entreprise. Or, c’est une entité globale. J’espère que c’est une maladresse d’écriture dans ce projet de loi de finance. Mais je pense qu’ils ont compris qu’ils ont poussé le bouchon un peu loin. Je connais beaucoup de chefs d’entreprise qui ont mis depuis vendredi (jour de présentation du projet de loi de finance 2013 ndlr) beaucoup de projets d’investissements entre parenthèses.

Quelles conséquences cela peut-il avoir, selon vous, sur le grand public ?

J’ai peur que le citoyen ne comprenne pas que c’est le chef d’entreprise qui investit. Le particulier, il a le choix entre deux choses : la consommation ou l’épargne. Le chef d’entreprise, il a le choix entre la consommation, l’épargne et l’investissement. C’est cet investissement qui fait l’entreprise, qui fait l’emploi et les richesses. Défendre l’entreprise et l’emploi ce n’est pas de droite ou de gauche.

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