Explications : Décoder Sarko sur les 35 heures.

Si on analyse la situation, le président apparait très politique mais très pragmatique.

Très politique parce qu’il prend en compte le débat qui s’est ouvert. On peut revenir sur les 35 heures. Mais à deux conditions :

La première, à condition de ne pas toucher au pouvoir d’achat. Ce qui veut dire qu’il faudra parallèlement augmenter les salaires.

La seconde condition, c’est de ne pas peser sur la compétitivité des entreprises. Or, les entreprises bénéficient aujourd’hui d’exonérations de charges pour 22 milliards d’euros. Tout cela est très contradictoire. En vidant les 35 heures de leurs contenu on a installé une usine a gaz qui amortit un peu les pertes de compétitivité.

Le problème  n’est pas  celui de la durée légale du travail. Le problème c’est celui du cout global du travail, du pouvoir d’achat et des finances publiques qui ne permettent plus de perfuser.

On ne s’en sortira qu’en traitant la question entreprise par entreprise selon les situations d’entreprise.

C’est une procédure qui va être politiquement difficile à mettre en place, mais ceux qui réclament une suppression des 35 heures s’ils veulent être cohérents devront accepter une négociation entreprise par entreprise des conditions de travail. Pour Jean-François Copé ou Gérard Longuet, cela va de soi…pour Manuel Vals,  ça va être beaucoup plus compliqué, parce que ce n’est pas dans la culture de gauche.