François Drouin – Oséo : « Avant de râler, utilisons les outils à disposition des entreprises ! »

Dans les prochaines semaines, Oséo intégrera la BPI. Si la date officielle de fusion n’est pas encore connue, le texte de loi, lui, est voté et l’organisation du nouvel ensemble se précise. Pour François Drouin qui préside Oséo, rien ne changera dans les missions d’accompagnement des entreprises car les besoins restent les mêmes.

Oséo va intégrer la BPI, comme l’avais promis François Hollande durant sa campagne, qu’est ce qui va changer pour vous ?
Oséo va rejoindre la nouvelle Banque Publique d’Investissement et cela veut surtout dire que nous nous rapprochons du FSI (Fond Stratégique d’Investissement) et de CDC entreprise. Cela permettra d’offrir un continuum plus large aux entreprises. Sur le terrain, les directions régionales d’Oséo deviendront des directions régionales de la BPI dans lequel chacun pourra retrouver l’ensemble des services de la BPI. Ajoutons à cela, que dans ces directions régionales, il y un représentant d’UBI France qui collaborera avec les équipes de la structure.

Que réclament les entreprises et quels sont vos moyens de réponses ?
Les entreprises sont très soucieuses du court terme. Les délais de paiement s’allongent et ces sociétés son très demandeuses d’un renforcement de leur trésorerie. On a justement mis en place un dispositif pour cela. D’une part une garantie qui est accordé par Oséo aux banques. Concrètement si une banque hésite à financer une entreprise, Oséo pourra faire office de garant et faciliter le prêt : on peut aller jusqu’à 1,5 millions d’euros.  D’autre part, le préfinancement du CICE (Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi). Cela veut dire que dès à présent une entreprise qui emploi des salariés à moins de deux fois et demi le smic, soit 3500€ brut, peuvent obtenir environ 1000 euros de préfinancement immédiatement au lieu d’attendre mi 2014.

Selon différentes études, les entreprises, et plus précisément leurs dirigeants, ne sont pas satisfait de la politique économique menée par le gouvernement. Que leur répondez-vous ?
Je ne crois pas qu’ils disent cela. Les chefs d’entreprises trouvent que c’est insuffisant mais que ça va dans le bon sens. Par exemple sur le CICE, le fait de baisser les charges, même si c’est un système un peu compliqué, est forcément une bonne chose pour les entreprises. Elle le réclame depuis très longtemps. Ces mesures, le gouvernement  pourra encore les amplifier au fur et à mesure que la crise s’amplifie. Mais j’ai surtout envie de dire : Commençons par utiliser les outils qui sont mis à la disposition des chefs d’entreprises avant de râler !