François Hollande intrigue les dirigeants européens

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Mercredi, François Hollande a reçu le président de l’Union Européenne Herman van Rompuy. Demain, c’est Jean-Claude Junker, le président de l’Eurogroupe qui sera Paris. Ils rencontreront François Hollande.

Il ne faut pas se raconter d’histoire l’Europe au bord de l’explosion, et si Herman van Rompuy est a fait un saut à Paris, c’est pour venir aux informations. Et pour cause, l’Allemagne, l’Italie, la Grande Bretagne… Personne ne sait rien des intentions françaises. Les Européens ont donc besoin de savoir qui dans l’équipe Hollande va gérer les affaires européennes.  Pierre Moscovici ? Elisabeth Guigou ? En fait, rien n’est décidé. Celui en qui François Hollande aurait le plus confiance est sans doute Jean-Pierre Jouyet, c’est lui qui connait le mieux la musique et ses musiciens.

Les Européens veulent savoir comment trouver un compromis sur cette affaire de révision du pacte budgétaire. Pour la majorité des dirigeants européens, il est exclu de revenir sur le pacte de rigueur. Mariano Rajoy l’a encore affirme cette après-midi, même si l’Espagne a du mal à l’assumer. Le problème, c’est qu’il va falloir trouver un moyen de sortir de ce blocage. Faire de la croissance, oui, mais à condition de ne pas accroitre les endettements. Et puis, il y a un troisième dossier sur lequel les européens ont besoin de connaitre les positions du futur gouvernement : c’est le dossier grec. Peut-on continuer à déverser des camions d’euros sur un pays qui ne tient pas ses engagements ? François hollande a beaucoup dit que les plans de rigueur étaient insupportables, mais il n’a jamais dit pendant la campagne qu’il fallait continuer à payer les factures.