Fusion EADS/BAE : Lagardère s’estime lésé

Le groupe Lagardère, actionnaire de référence d’EADS, s’est estimé lundi lésé par les conditions financières de la fusion envisagée de l’avionneur avec le fabricant d’armes britannique BAE Systems et a appelé la direction du groupe à un réexamen du projet. « Ce projet, en dépit du potentiel industriel et stratégique qui lui est prêté, n’a pas démontré à ce jour qu’il était créateur de valeur pour EADS », a fait valoir Lagardère, qui détient 7,5% du capital de l’avionneur européen. Le groupe Lagardère et l’Etat français sont actionnaires à hauteur de 22,35% à travers la holding Sogeade. Daimler exerce 22,35% des droits de vote pour l’Allemagne et le groupe a confirmé après l’annonce de la fusion qu’il entendait toujours céder 7,5% du capital à un consortium comprenant la banque publique allemande KfW. Le projet de fusion prévoit de donner une « action spéciale » à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne et à la France, qui leur permettrait à chacun de s’opposer à ce que quiconque acquière plus de 15% du capital.