G. Sentilhes : « Pour sortir de la crise, il y a trois chemins possibles »

Comment expliquer cette crise et quelles sont les conditions pour en sortir ? Pour Grégoire Sentilhes, président de NextStage, la reprise passe par l’entrepreneuriat. Interview.

Comprendre la crise et ses chemins de sortie n’est pas chose simple. Pour Grégoire Sentilhes, la crise est le résultat d’un manque d’investissement des entreprises. L’issue de sortie est, en toute logique, de retrouver une économie plus proche de l’entreprise. Président de NextStage, une société spécialisée dans l’investissement et le financement des PME, Grégoire Sentilhes est aussi l’initiateur du G20 des entreprises qui aura lieu du 31 octobre au 2 novembre à Nice.

Comment peut-on expliquer cette crise ?

Cela vient sanctionner un déficit de la part des pays développés dans leur propre économie. On travail régulièrement avec les équipes de Mac-Kinsey et nous avons mis en lumière que, sur une période allant de 1980 à 2008, le déficit d’investissement serait d’environ 20 trillions de dollars. Ce sur quoi on n’investit pas finit par ne plus produire.

Quelles sont les conditions favorables à une reprise de l’activité ?

Tout d’abord, il faut être dans une configuration où le monde occidental soit capable de renouer avec des conditions économiques durables. C’est-à-dire qu’il faut retrouver un taux de croissance et la capacité à créer des emplois. Une crise financière, c’est une crise de confiance. Quand on donne du crédit, c’est bien que l’on a confiance. La confiance, elle, vient de la conviction qu’il y a un modèle économique qui marche.

Donc comment faire pour s’en sortir ?

Il y a trois chemins possibles. Soit le chemin de la récession, soit le chemin de l’inflation. On sait que dans les deux cas de figure, ça a tendance à déboucher sur de la dépression voire la guerre. Sinon, il y a un autre chemin. Il est compliqué et il demande du courage. Il s’agit de se dire « comment retrouver un modèle de croissance, qui soit ni un capitalisme financier sauvage et volatil? » Ni un capitalisme à l’européenne ou l’on créer une culture d’assistance. Il faut créer un capitalisme d’entrepreneur dans lequel on s’engage, on prend des risques, où l’homme soit au cœur du message.

Initiateur du G20 des entrepreneurs, Grégoire Sentilhes nous présente cette manifestation :

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