Genève : Un salon sur fond de crise

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Le salon de Genève  ouvre ses portes aujourd’hui et sera dominé par l’alliance General Motors/PSA qui soulève beaucoup de questions.

L’affaire est signée et l’on s’aperçoit que les 7% de participation de General Motors dans PSA seraient payées 340 milliards d’euros. Un montant qui a beaucoup déçu les investisseurs. PSA vaut beaucoup moins cher que ce que l’on pensait. L’autre problème, c’est que l’on ne sait pas où les deux entreprises vont trouver des synergies, dans la mesure ou chacune doit régler ses problèmes. En général, quand on se marie on se doit fidélité et assistance mutuelle. Là, chacun fera chambre à part.

On attend donc de connaitre quelles seront les  stratégies de développement et le salon de Genève servira de test. Mais globalement pour les deux entreprises, le marché se porte très mal en occident et très bien dans les pays émergents. Cela implique chez tous les constructeurs des mutations. La première, c’est la concentration industrielle. On le voit, les premiers constructeurs mondiaux sont GM, Volkswagen, Renault-Nissan et Toyota adepte de la pratique. La deuxième tendance, c’est de développer des voitures lowcost dans des conditions économiques viables . C’est ce qu’a fait Renault avec sa marque Dacia. La troisième tendance, c’est d’investir dans les nouvelles technologies. Mais pour cela, il faut de l’argent et donc être gros pour dégager des marges. Pour dégager des marges , il faut faire du haut de gamme.

Tous les champions  du lowcost sont aussi des champions du haut de gamme. C’est la raison pour laquelle les constructeurs vont continuer de sortir des voitures de rêve  pour des gens très riches. L’Allemagne n’a pas raté ce virage, la France l’a a moitie négocié avec Renault.