Grèce – JM. Thomas : « L’Europe a toujours pris ses décisions au dernier moment »

Flou total en Europe autour du dossier grec. Alors que les marchés passe un mauvais début de semaine et que les responsables de la zone euro ne se réunissent plus à Bruxelles vendredi, nous avons voulu en savoir plus.

3 questions à Jean-Michel Thomas, directeur de la Stratégie et de la Gestion de la banque Transatlantique gestion.

Qu’est-ce que les journées de lundi et de mardi, difficile pour les marchés, traduisent-elles ?

C’est un épisode que l’on joue souvent en Europe : on se rassure puis on s’inquiète. C’est ce que font les marchés. Il faut toujours attendre que les politiques soient dos au mur pour avoir des politiques plus réalistes. Il faut corriger ce sentiment de dérive permanent sur les marchés.

Pourquoi dit-on que l’Allemagne a une position particulière ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’Allemagne décide toujours, c’est le dernier rempart. La France a aussi ce rôle, mais qu’un peu. Elle bloque la situation. Les Allemands sont réticents à payer pour les Grecs, parce que l’électeur allemand, dans sa psychologie acceptera de payer pour la DeutshBank, mais pas pour une banque grecque, alors que l’effet sera peut-être le même.

À court terme, quel scénario faut-il envisager ?

D’expérience, l’Europe a toujours pris ses décisions au tout dernier moment. On peut imaginer ce scénario, mais il faudra du concret, des décisions significatives. Sinon, on va nous sortir un troisième plan, il ne marchera pas, puis un quatrième. Il faut que l’on retrouve un environnement crédible, quoi qu’il en coûte.