Grèce : Allez courage encore 120 milliards !

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. C’est la plus grosse opération de ce type jamais réalisée dans le monde. Plus de 90% des créanciers privés ont accepté d’abandonner plus de la moitie de leur dette. La Grèce a encore une fois, évité la faillite.

Dans le détail, ce sont 600 établissements bancaires qui avaient prêtés de l’argent à la Grèce au cours de ces dernières années et qui ont, finalement, acceptés de perdre une grande partie  de cet argent. Ce cadeau représente 100 milliards d’euros. Une grande partie est pris en charge par les banques  allemandes pour 15 milliards d’euros et par les banques françaises pour 12,5 milliards d’euros. Cette opération revient à reconnaitre le défaut de paiement mais permet de décoincer des aides directes de 130 milliards d’euros de l’UE et du FMI.

Mais il reste encore. La Grèce avait 350 milliards de dettes. Nous venons d’en effacer 100 milliards et de lui en donner 130 milliards d’euros. Il va donc rester environ 120 milliards d’euros à rembourser. Une somme trop importante pour lui ouvrir les portes du marché financier internationale. Il faut donc qu’elle supprime toutes les sources de pertes et qu’elle équilibre ses comptes. De l’avis de tous les économistes c’est impossible. Aujourd’hui la Grèce va un peu mieux, mais reste dans une situation de faillite.