Grèce : Des emprunts de plus en plus chers

1,3 milliards d’euro. C’est la somme emprunté mardi par la Grèce pour faire fonctionner son administration.

Désormais, c’est tous les deux ou trois jours que la Grèce va devoir trouver de l’argent sur les marchés à des conditions qui vont être de plus en plus difficiles. Mardi, la Grèce a emprunté 1,3 milliards d’euros sur 6 mois à 4,69 %.  Par comparaison, la France emprunte sur 10 ans à moins de 3%, c’est dire la galère dans laquelle les Grecs se sont mis. Le problème de la Grèce, c’est qu’il n’y a pas de gouvernement qui accepte d’assumer le plan d’assainissement. Par contre, la grande majorité des Grecs veulent bien rester dans l’euro mais sans en respecter la discipline. Une situation insoluble.

Pour régler le problème il y a trois solutions. La première, c’est que les européens acceptent de payer les aides promises, mais c’est indéfendable pour les dirigeants européens vis-à-vis de leurs électeurs. La deuxième solution serait de réorganiser des élections afin de dégager une majorité qui applique à la lettre le plan d’austérité. Enfin, troisième solution, la Grèce sombre dans le chaos et sort de l’euro au terme des six mois. Dans ce cas là, on peut imaginer une énorme dévaluation avec baisse des prix et des salaires, ruine des épargnants et des rentiers qui ont prêté à l’Etat grec. Cette dévaluation peut permettre de réanimer l’activité dans les deux ans. Mais, entre temps, quels seront les dégâts et les risques de contagions via les banques qui sont engagées en Grèce ? A Paris, le CAC 40 a perdu plus de 2.7% en une semaine, les banques ont été encore sanctionnées parce que ce sont elles qui sont en première ligne.