Grèce : La journée de tous les dangers

39%, c’est le pourcentage des banques et créanciers privés prêts à participer à l’abandon des dettes grecques.

Inutile de vous dire que ce n’est pas suffisant. Pour que le plan d’aide à la Grèce puisse être mobilisé, il faudrait convaincre plus de 75% des créanciers. Le premier ministre a dû passer une nuit blanche, car c’est soir à 21h que les candidatures au projet d’échange  d’obligations sera clôturé. Au total, la dette grecque souscrite par le privé représente 350 milliards d’euros. Pour avoir une chance de s’en sortir, il faut que les créanciers privés acceptent d’oublier plus de la moitié de leurs dettes soit plus de 150 milliards d’euros. Sur le papier ils ont accepté. Mais maintenant qu’il s’agit de passer à la caisse, ils sont moins nombreux. Vous avez notamment des épargnants grecs qui ont prêté de l’argent au gouvernement et auquel on propose de perdre la moitié de leur épargne. Evidemment, ils ne sont pas d’accord. Ils espèrent  qu’ en cas de faillite, ils seront dédommagés et feront jouer les assurances. Ceci  dit, c’est un jeu dangereux parce que personne ne sait ce que coûterait la faillite. Tout le monde va tout faire pour éviter le défaut de paiement, mais en une journée…ça va être difficile.