Grèce : La situation n’est pas réglée

Le monde des affaires est tellement paniqué par la situation générale qu’il collectionne toutes les informations  positives. L’Italie qui a renforcé son plan de rigueur, Athènes qui accélère son programme de privatisation, la France qui vote un plan anti-déficit et l’aide à la Grèce. Mais aussi et surtout, la cour de Karlsruhe qui autorise enfin l’Allemagne à aider la Grèce. Du coup, les marchés se rattrapent et c’est le feu d’artifice. Ceci dit, rien n’est réglé. Les plans de rigueur ne seront pas suffisants, la Grèce ne donne pas de garanties réelles

Pourtant, l’Allemagne reste solidaire, les aides allemandes sont constitutionnelles mais elles sont conditionnées à chaque fois à l’examen des députes et sénateurs. Mme Merkel se retrouve sous tutelle. Elle va avoir encore plus de mal qu’avant pour prendre des décisions. La majorité de l’opinion allemande ne veut pas aider les grecs qui ne s’aident pas eux-mêmes.

On ne peut pas se désendetter en endettant

Qu’est-ce qui va se passer ?

On file tout droit vers le défaut de paiement de la Grèce. Tout le monde sait que la Grèce ne remboursera pas. Dans ces conditions, il vaudrait mieux :

1° : Prendre acte et calculer le cout de ce que ça représente.

2° : Se partager la facture. Entre les banques, le FMI, les états européens et les épargnants grecs et aussi ceux qui sont planqués en Suisse avec plus de 200 milliards d’épargne. 

Au moins, les grecs pourraient repartir à Zéro sur des bases solides et la spéculation s’y prendrait à deux fois avant de revenir.