Grèce : Les ministres des finances ne trouvent aucun accord

Alors que la Grèce est au bord de la faillite, les ministres des finances de la zone Euro réuni en sommet ne sont parvenus a aucun accord.

La Grèce, est au bord de la faillite et les ministres des finances de la zone Euro réuni en sommet n’ont trouvé aucun accord. C’était prévisible, les ministres des finances n’ont, entre nous, aucun pouvoir pour prendre une décision aussi sensible. Ils ont donc botté en touche et décidé de reporter le versement de l’aide au mois d’octobre.

Ils attendent, le diagnostic de la troïka, c’est à dire des représentants de la BCE, de l’UE et du FMI. Leur diagnostic serait, dit-on accablant. Ils attendent des preuves de redressement de l’économie, mais le premier ministre de la Grèce avoue lui-même que son pays n’a pas pu tenir ses engagements. Ils cherchent tous à obtenir des garanties en échanges des aides. Helsinki, a réussi à en négocier. Du coup, l’Autriche, les Pays-Bas, la Slovaquie demandent le même traitement. Ils veulent des terres, des îles et des immeubles. Des hypothèques, que le gouvernement grec est bien incapable d’apporter. L’Europe ne peut pas accepter ce type de bricolage. Moralité, tout le monde est extrêmement pessimiste ce soir et les ministres craignent de ce fait une sortie de la Grèce.

La Grèce peut-elle sortir de l’euro ?

Interrogé dans Les Clés de l’Éco à voir dimanche, Jacques Attali est formel : « L’idée que la Grèce sorte de l’euro est absurde (…) l’Europe a des problèmes de structure, régler le seul problème de la Grèce ne règle rien du tout ».

Que peut-il se passer ?

La solution sera politique et ne dépendra que de deux chefs d’états : Angela Merkel  et Nicolas Sarkozy. L’intérêt de la France et de l’Allemagne, est de soutenir la Grèce et par conséquent l’Euro. Le problème, c’est de réunir en France comme en Allemagne des majorités politiques. Pour cela, il faut peut-être se faire peur. En même temps, on n’est pas très loin de la catastrophe.