Il ne faut pas sauver les banques !

Alors que des informations toujours plus nombreuses circulent sur d’éventuels plans de sauvetages des banques, précisons tout de même que pour être sauvée, une banque doit commencer par être en difficulté.

Pour sauver les banques, il fraudait déjà qu’elles soient en difficulté ce qui n’est pas le cas. Il faut donc rassurer encore et toujours les clients. Les banques sont totalement sécurisées par l’État. Il faut donc arrêter de se faire peur. En revanche, c’est l’activité des banques qui est en risque. C’est à dire que le système bancaire a du mal à trouver de l’argent pour faire des crédits. Le ralentissement économique, les dettes souveraines sur lesquelles il faudra s’assoir, l’effondrement boursier, tout cela a grignoté les fonds propres. Du coup les banques ne vont pas pouvoir distribuer autant de crédit qu’avant.

Le risque c’est le blocage du crédit…

…Et donc la récession économique. Pour éviter ce scenario, il existe deux plans. Le premier consiste à restaurer la confiance. La BCE rachète de la dette un peu partout, elle baisse les taux et les États font un effort cette semaine pour trouver une solution à la Grèce. Dans ce cas-là les banques redressent la tête. Le second plan parie sur une intervention de l’État au niveau des fonds propres : 10 à 15 milliards d’Euros. De l’argent que les banques pourraient rendre. Ce plan B pourrait en plus, organiser le démantèlement de Déxia qui est très malade ou bien son rapprochement avec la Banque Postale. Ce qui est intéressant, c’est que l’existence de ces plans visent à rassurer un peu les investisseurs.

Lundi sur le CAC40, le secteur bancaire s’est envolé. BNP-Paribas a gagné 4%, la Société Générale, 5,44% et le Crédit Agricole, 3,66%. Ces banques ont tiré l’ensemble de la cote, ce qui prouve bien que les marchés ont surtout besoin de visibilité.