Ils sont très riches et veulent payer plus d’impôts !

Dans une tribune du New-York Times, Warren Buffet invite le gouvernement américain à taxer les très hauts revenus pour répondre à l’urgence économique du pays. L’idée fait des émules de l’autre côté de l’Atlantique.

« Arrêtez de dorloter les méga-riches« . Le message de Warren Buffet est clair. Lundi dernier dans le New York Times, le milliardaire américain appelait les parlementaires américains à augmenter les impôts des plus riches afin de réduire l’énorme déficit budgétaire du pays. Un appel qui n’a pas laissé indifférent quelques grosses fortunes françaises.

A commencer par Maurice Levy. L’emblématique patron de Publicis est le premier à élever la voix mardi, dans les colonnes du Monde. Souhaitant une « contribution exceptionnelle des plus riches« , l’homme qui est aussi président de l’Afep juge « indispensable que l’effort de solidarité passe d’abord par ceux que le sort a préservés« .

Un appel relayé quelques heures plus tard par Pierre Bergé, le fondateur de la maison Yves-Saint-Laurent, qui voudrait « taxer davantage les hauts revenus« .

Geoffroy Roux de Bézieux, le PDG de Virgin Mobile, lui a emboîté le pas jeudi dans Le Parisien, estimant qu’être riche « donne des responsabilités« . « Je suis taxé à hauteur de 35% à 40%. Faut-il aller plus loin? Je ne suis pas contre« , a-t-il ajouté.

Enfin, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, se ralie au mouvement. « Le pays traverse une période difficile. (…) Dans ce cadre, il est équitable que la fiscalité demande aux plus fortunés un effort plus important qu’aux autres« , indique-t-il à Rue89.

Philippe Reclus, délégué général de la Fondation Croissance Responsable souligne que le geste est « intéressant« . « En France les  grandes fortunes sont historiques, familiales et là, on remarque que ce n’est pas le cas de ces patrons. En ce sens, ils sont certainement plus forcé à ce type de démarche » ajoute-t-il. « Mais ça permet surtout de couper l’herbe sous le pied des politiques et montrer que les patrons peuvent prendre les devants, en ce point c’est intelligent« .

Et depuis, ce n’est pas un ni deux, mais bien des dizaines de PDG français qui sont signataire d’une pétition demandant au gouvernement l’instauration d’une « contribution exceptionnelle« .

Parmi eux, Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal ; Liliane Bettencourt, actionnaire de L’Oréal ; Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement ; Denis Hennequin, PDG d’Accor ; Marc Ladreit de Lacharrière, président de Fimalac ; Christophe de Margerie, PDG de Total ;  Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale ; Claude Perdriel, président du conseil de surveillance du Nouvel Observateur ; Jean Peyrelevade, président de Leonardo & Co France ; Franck Riboud, PDG de Danone ; Stéphane Richard, PDG d’Orange ; Louis Schweitzer, président de Volvo et d’AstraZeneca ; Marc Simoncini, président de Meetic, fondateur de Jaïna Capital ; Jean-Cyril Spinetta, président d’Air France-KLM, président du conseil de surveillance d’Areva ; Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën.

Qui sera le prochain ? A vous de nous donner votre avis !