Immobilier : Le marché des résidences secondaires en berne

Par Martine Denoune.

Par Martine Denoune.

Deauville, la Côte Basque, Bassin d’Arcachon : le point sur le marché des résidences secondaires. Les acquéreurs restent rares et peuvent négocier. Sauf pour les biens de qualité exceptionnelle.

Les vacances constituent souvent une période propice pour craquer pour une résidence secondaire. Ne vous fiez pas aux prix de « présentation » des biens à vendre. Dans les lieux de villégiature nationaux haut de gamme – Deauville, la Côte Basque, le Bassin d’Arcachon -, le marché reste très calme.

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Deauville

Barnes constate un recul des prix d’environ 20% par rapport au 1er semestre 2012. Les « vrais » vendeurs ont revu leurs prix à la baisse. Cependant la barre psychologique du million ne parvient pas à être dépassée. Toujours à Deauville, dans l’ancien la moyenne du prix est passée en dessous du seuil des 5.500 euros/m2. En raison de la proximité de la capitale, la clientèle de ce « vingt et unième arrondissement » reste à 90% parisienne.
Face au ralentissement de la demande, les professionnels de l’immobilier enregistrent une hausse du nombre de mandats. Les timides acquéreurs recherchent des maisons implantées dans un rayon de 30 kilomètres de cette ville du Calvados et des appartements en plein centre de Deauville.

La Côte basque

Sur la côte basque, le marché des résidences secondaires est à deux vitesses. Les prix arrivent à se maintenir pour des biens situés en centre-ville ou assez proches de la plage. En revanche, ils accusent un repli de 20% sur le marché de la campagne basque, selon Barnes. La clientèle est à 80% française.

En premier rang vue mer, il faut compter entre 10.000 et 13.000 euros/ m2. Dans le centre-ville de Biarritz ou de Saint-Jean-de-Luz, le prix moyen varie entre 5.000 et 8.000 euros/m2.

Le Bassin d’Arcachon fait de la résistance

Si la réputation du Bassin attire de grands patrons d’industrie, des politiques, des artistes…, force est de constater que « Les petits mouchoirs » (film de Guillaume Canet tourné au Cap Ferret) a donné un nouveau coup de projecteur sur le secteur, accentuant sa notoriété, notamment auprès des « people ».  Le Pyla et  le Cap Ferret attirent principalement pour des résidences secondaires une clientèle en majorité parisienne, un peu bordelaise, quelques expatriés, quelques Belges et Suisses.

A Arcachon, les prix font de la résistance et s’affichent à des niveaux très élevés. Pour un appartement en front de mer, ils atteignent parfois des valeurs parisiennes : 10 000 euros le m² et répondent à une clientèle de retraités, exigeante, mais décidée à ne plus supporter les charges d’une villa. Grâce aux bonnes liaisons ferroviaires entre Paris et Arcachon, des seniors sont de plus en plus tentés d’y passer leur retraite, en résidence principale ou alternée.

« Pour les candidats à l’achat plus jeunes, Lège Cap Ferret et le Pyla-sur-Mer proposent des villas de prestige pieds dans l’eau, des produits rares sur la côte Atlantique », m’indique Stéphane Pillon de Barnes Bassin d’Arcachon. Le mètre carré n’est guère plus accessible qu’en appartement. A titre d’exemple, au Moulleau, une villa de 180 m² bâtie sur un terrain de 1 000 m² a récemment trouvé preneur à 4 millions d’euros. Au Cap Ferret et au Pyla, les fameuses “cabanes” de bois –  en réalité de belles propriétés aux prestations les plus modernes – construites dans la pinède, mais avec vue sur l’océan et accès à la plage, sont les plus convoitées et peuvent atteindre des prix faramineux. Avis aux amateurs.

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Crédit photo : © SIBA – B. RUIZ