Introduction en bourse : Facebook veut conquérir la planète

Facebook a enclenché sa procédure d’introduction en bourse. C’est, dit-on, la plus grosse introduction en bourse de toute l’histoire de la nouvelle économie.

Facebook devrait lever environ 5 milliards de dollars, ce qui représente une toute petite part de son capital. Entre 5% et 10 %. Pourtant, c’est trois fois plus important que ce que Google avait levé en bourse en 2004; l’année Facebook était en train de s’inventer dans une petite chambre de Harvard. Or, devenir une entreprise mondiale en 8 ans, il n’y a pas beaucoup d’exemples, à part peut-être Google. En introduisant Facebook sur le marché boursier, l’ambition de Mark Zuckerberg est claire. Il considère que Facebook devra, à terme, connecter tous les humains et que par conséquent ça va passer par une guerre sans merci avec Google. Osons alors, une comparaison.

– Le nombre de clients : Facebook revendique 845 millions d’utilisateurs. Google lui, indique 1,09 milliards. Point intéressant, les visiteurs restent aussi longtemps en moyenne sur Facebook que sur Google.

– Le chiffre d’affaires publicitaire : Facebook est encore un nain avec 3,7 milliards de dollars. C’est dix fois moins que Google et ses 37 milliards de dollars.

– La valorisation de l’entreprise : Facebook vaut 100 milliards de dollars, Google en vaut le double, 200 milliards de dollars.

Cette réalité appelle trois petites remarques. D’une part, Facebook et Google n’existaient pas il y a dix ans. Rien ne dit que dans dix ans nous n’aurons pas d’autres technologies. D’autre part, l’énorme richesse de ces entreprises c’est de posséder des données personnelles de près d’un milliard d’individus. Le frein au développement est évidemment politique : peut-on accepter le fichage ce tous les humains ? Enfin, pourquoi de tels développements ne sont possible qu’à partir des Etats-Unis avec très souvent des ingénieurs chinois, indiens et français. Pourquoi faut-il s’exiler à Berlin ou dans la Silicona Valley ? C’est une question au moins aussi importante que de relocaliser les industries.