L’actionnariat salarié à l’épreuve de la crise boursière

LesEchos.fr

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Pour les salariés de Lafarge, le timing ne pouvait pas être pire : le 27 mai, alors que le cours de l’action flirtait avec les 48 euros, le groupe a annoncé une augmentation de capital réservée à ses collaborateurs à un prix de 36,98 euros, soit une décote de 20 %. De surcroît, l’entreprise offrait aux salariés français un abondement de 40 % sur les 15 premières actions. Malgré ces conditions avantageuses, les salariés actionnaires du cimentier font aujourd’hui grise mine : leur investissement a fondu en quelques semaines, l’action clôturant hier à… 27,96 euros. Bien sûr, ce n’est que dans cinq ans (soit en juillet 2016), lorsque les salariés auront la possibilité (hors cas de déblocage anticipé) de revendre leurs actions, que se jugeront les gains ou les pertes. Les perspectives de plus-values n’en sont pas moins assombries dès le départ.

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