L’édito du jour : A quoi sert le G20… ?

Revenons ce matin sur l’accord obtenu à Paris lors de ce premier G20. Un accord qui a été difficile à arracher.

Quel est  le contenu de cet accord ?

Lors de cette première réunion, les ministres de l’économie devaient se mettre d’accord sur une série d’indicateurs capables d’évaluer les situations économiques des différents pays. On s’est mis d’accord  sur trois séries d’indicateurs :

1.     Les déficits et l’endettement

2.     L’épargne et l’investissement

3.     Les importations et les exportations.

Alors c’est un accord à minima parce que certains pays dont la Chine ont refusé qu’on retienne comme indicateurs le montant des réserves de changes par exemple. En gros on va mesurer la fièvre, le rythme cardiaque, le nombre de globules rouges dans le sang mais on ne s’est pas fixé d’objectifs ou de normes. Plus grave, on ne va pas essayer de voir si l’on a des virus, des staphylocoques ou même un cancer.

Pourquoi cette réserve, cette timidité ?

Parce que nous ne sommes plus au bord de la catastrophe comme en 2008-2009 et que les pays sont jaloux de leur indépendance.

Parce que les pays hésitent à dévoiler leurs secrets de fabrique et à montrer leurs faiblesses ou leurs forces.  La Chine, par exemple, refuse de donner ses reserves de changes parce que ces réserves sont pour elle, une arme atomique qui lui permet d’exercer son pouvoir de banquier du monde. Les Américains de leur coté ont été étonnement absent parce que le système actuel les arrange.

La prochaine étape ?

La prochaine réunion aura lieu à Washington les 16 et 17 avril. Théoriquement, les pays devraient fixer des normes ou des objectifs à ne pas dépasser. On devrait décider par exemple qu’a partir du moment où un pays à 37° de fièvre il est malade et on doit agir. C’est comme cela qu’on commencera à faire de la surveillance et de la régulation. Et à ce moment là, on devra donner au FMI de nouveaux pouvoirs parce que pour l’instant le FMI fait croire qu’il a du pouvoir mais en réalité il en a assez peu. On va donc démarrer la reforme du système et la question sera de savoir avec quel directeur général du FMI on fera cette reforme…