L’édito du jour : Fusion des bourses de Paris, New-York et Francfort…Quels en seront les effets ?

C’est un coup dur pour la place de Paris qui ne sera jamais une grande  place financière mondiale. C’est fini, il va falloir arrêter de se raconter des histoires.

A priori, on aurait pu se réjouir de cette fusion tripartite qui va réunir trois grandes places que sont New-York, Francfort et Paris, d’autant que Paris c’est Euronext… et Euronext regroupait déjà les bourse de Bruxelles, d’Amsterdam, Madrid , Milan…

On aurait dû se réjouir sauf que dans cette opération Paris va être complètement marginalisée. Le projet espère faire 300 millions d’économies. Le plus clair de cette synergie se fera aux frais des parisiens.

Le capital de la nouvelle société sera détenu par les Allemands pour 60%, le solde sera partagé entre les Américains et les Européens. Le siège sera partagé entre New-York et Francfort. Les directeurs seront 15. 9 Allemands et 6 Américains.

Tout cela signifie que l’industrie financière Européenne va se déplacer complètement sur Francfort. Cela veut dire aussi que l’on va perdre des emplois, des sièges sociaux de banques et d’assurances, des salles de marchés.

Cela veut dire enfin que la planète financière va tourner autour de trois grands marchés mondiaux

-Un marché occidental dominé par une société New-York –Francfort.

-Un marché asiatique qui va regroupe Tokyo, Seoul et Shanghai.

-Et sans doute un marché de produits dérivés spéciaux à Londres qui va s’allier à Chicago pour les matières premières.

Malgré tout il faut relativiser. Beaucoup de transactions ne passent plus par ces marchés. Tout dépend de la force des banques et la France a encore de très belles banques. Ceci dit, ça veut dire que la France n’a pas su créer un environnement fiscal favorable. On parle de l’ISF mais l’ISF depuis dix ans a fait fuir vers Londres beaucoup de capitaux. Le système social est trop lourd, l’éco système français est plus favorable à l’installation de la gastronomie haut de gamme qu’a une activité financière. Sauf que l’activité financière c’est le pouvoir, les investissements et les emplois de demain.