L’édito du jour: L’assurance vie au cœur de toutes les convoitises…

Vous le savez, l’argent de l’assurance vie intéresse tout le monde. C’est le trésor caché des Français. Cela représente une manne considérable : 1300 milliards d’euros. Si vous divisez le total des sommes investis dans l’assurance vie par le nombre de familles françaises vous trouver en gros 70 000 euros en moyenne et par famille. C’est énorme.

Alors 1er point a quoi sert cet argent ?

C’est essentiellement de l’épargne de précaution. Elle a du succès parce que les assureurs offrent des garanties de sécurité maximum, des rendements moyens, de la disponibilité et des avantages fiscaux importants et pratiquement pas d’impôts.

2ème point, comment gère-t-on cet argent ?

Et bien cet argent est géré par les assureurs AXA, CNP, Groupama, AFER,  qui ont principalement investis ces capitaux dans des placements sans risques. Donc dans des placements monétaires en euros et des placements obligataires, obligations d’état parce qu’on s est toujours dit que l’état ne peut pas faire faillite.

Le problème et c’est le 3eme point, l’économie réelle.

Les entreprises, celles qui investissent ne peuvent pas disposer de cet argent. Le placement action représente moins de 10%.

D’où l’idée des assureurs, et des organisations patronales de détourner cet argent en obligeant les assureurs à réserver une part importante des capitaux au financement industriel. Au moins, ça servirait à créer des richesses.

Ce qui bloque, c’est la peur du risque. Ce qui bloque, c’est l’Etat parce que l’Etat a besoin de cet argent pour financer ses déficits.

Ce qui bloque c’est la nécessite aussi d’offrir une petite carotte fiscale et ca c’est pas très à la mode actuellement. Alors il existe une bagarre sanglante à Bercy entre les partisans des différentes solutions:

Il y a ceux qui veulent piquer l’argent de l’assurance vie.

Il y a ceux qui veulent imposer les plus value de la résidence principale

Il y a ceux maintenant qui veulent inventer une tranche supplémentaire de l’impôt sur les revenus.

Il y a énormément d’imagination pour augmenter les impôts. Il y en a beaucoup moins pour baisser les dépenses publiques…