L’édito du jour : Le branle bas fiscal qui se prépare !

Le débat est lancé et rien n’est tabou pour compenser la suppression de l’ISF, le gouvernement songe à imposer les plus-valus sur l’immobilier de la résidence principale…mais pas seulement ! On examine en détail toutes les hypothèses.Ça peut faire mal. Très mal…

Le débat est lancé et rien n’est tabou pour compenser la suppression de l’ISF, le gouvernement songe à imposer les plus-valus sur l’immobilier de la résidence principale…mais pas seulement ! On examine en détail toutes les hypothèses.
Ça peut faire mal. Très mal…

Ce ne sont que des hypothèses mais pour le gouvernement qui vient de recevoir le rapport Chartier (député UMP de l’Oise), rien n’est tabou, tout est possible. Si l’on supprime l’ISF il faudra trouver des ressources de compensation.

1er point : On supprimerait l’ISF pour les patrimoines inférieur à 4 millions d’euros, ce qui couterait 2,5 milliards d’euros d’impôts en moins.

2eme point : En contrepartie, on plancherait sur deux projets.
Le premier porterait sur une augmentation de la taxation des assurances vie.
Le deuxième  s’attaquera à la résidence principale par une augmentation des taxes foncières et surtout par une imposition des plus values en cas de revente.

Alors bien sur il y a plein d’hypothèses et d’adaptation mais ce type de réforme risque d’être très mal vécu. D’autant que le gouvernement veut aller très vite.

-Février, on examine les hypothèses
-Mars, on fait les choix
-Avril, on présente le projet de loi

Comme toujours, le gouvernement lance un ballon d’essai mais il va y avoir un tel tollé qu’il faudra bien trouver d’autres solutions. Pour supprimer l’ISF au profit de 450 000 français on va inquiéter les 10 millions détenteurs d’assurances vie et les 20 millions propriétaires d’immobilier qui ont acheté leur immobilier avec de l’épargne qui a déjà payé l’impôt. On souhaite favoriser l’acquisition de l’accession à la propriété mais on décourage la mobilité. Si les plus values sont taxées, il y a des gens qui vont hésiter à changer d’appartements. On risque de bloquer le marché immobilier.

D’autres solutions ? Alors bien sur, certains rappelleront que la baisse de TVA dans la restauration a couté plus de 2 milliards et n’a eu aucun effet. D’autres rappelleront aussi qu’on pourrait commencer par demander à l’administration de faire des économies de dépenses publiques…