L’édito du jour: Les risques que fait courir l’Egypte au monde Arabe

La majorité des acteurs mondiaux considèrent que l’aggravation de la situation sociopolitique en Égypte fait désormais courir des risques géopolitiques très sérieux à l’ensemble de la région.

Pour comprendre, il faut se rappeler que la puissance de l’Égypte repose sur trois pieds :

Un, sa démographie. 85 millions d’habitants dont la moitié ont moins de 20 ans et 40 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. C’est à dire avec moins de 2 dollars par jours. Il y a là un potentiel de développement et de croissance considérable.

Deux, le Nil et le Canal de Suez. Le Nil à structuré toute l’activité économique, le transport intérieur, l’agroalimentaire et le Canal de Suez par ou transit une partie du pétrole consommé en occident, D’ où les craintes sur le prix du pétrole.  Nasser  avait nationalisé le Canal de Suez et en avait fait le symbole de l’indépendance Égyptienne et la fierté des peuples Arabes.

Trois, c’est l’histoire de Égypte, qui donne à ce peuple la légitimité pour être leader du monde Arabe et gage de la stabilité dans la région. Qui donne aussi à Égypte le statut de première nation touristique de la région.

Ces trois moteurs donnent à Égypte une force politique, sociale et économique considérable, une force surveillée et protégée par toutes les grandes nations à commencer par les Américains.

Et ce qui se joue aujourd’hui est très important. Il s’agit de laisser la rue s’exprimer sans déstabiliser le régime, parce que qu’il  y a risque de crise pétrolière mondiale , risque de terrorisme accru, risque de tension avec Israël , risque avec l’Arabie Saoudite.