L’immobilier repart…mais dopé

L’immobilier repart en flèche et les constructeurs de logements neufs sont sortis de la crise. Depuis le début de l’année en France, les mises en chantier ont augmenté de 54 % et les demandes de permis de construire ont bondi de 25 %. Cela signifie que l’on va  retrouver cette année, les rythmes de construction record de 2007.

L’immobilier repart en flèche et les constructeurs de logements neufs sont sortis de la crise. Depuis le début de l’année en France, les mises en chantier ont augmenté de 54 % et les demandes de permis de construire ont bondi de 25 %. Cela signifie que l’on va  retrouver cette année, les rythmes de construction record de 2007.

Une évolution très spectaculaire :
En 2007, la France a construit 466 000 logements. Avec la crise, ça baisse en 2008, et ça s’effondre en 2009 aux environs de 300 000 logements. Et puis ça repart en 2010 : Près de 400 000 constructions. En 2011, les professionnels estiment qu’ils réussiront à faire 450 000 logements.
Une bonne nouvelle pour l’industrie du bâtiment et pour ceux qui cherchent un logement mais cette reprise est très inégalement répartie : On construit beaucoup dans l’Ouest de la France, en Aquitaine et dans les pays de Loire notamment, avec un secteur qui marche à pleine vitesse, celui des maisons individuelles. En revanche, on construit beaucoup moins en Auvergne et dans les grandes villes.


Un marché complètement dopé :
Le marché est dopé au Sellier. Il permet d’avoir une exonération d’impôts très importante si vous construisez pour louer. Comme toutes les drogues, le Sellier a un inconvénient : On s’y habitue, et surtout il pousse à la construction de logements qui risquent de ne pas trouver de locataires. Il existe des villes en France où se trouvent des centaines de logements neufs mais vides. Et ça, c’est dangereux parce que les propriétaires qui n’ont pas de loyers ne peuvent pas rembourser leurs emprunts. Ce dispositif fiscal a été un peu raboté depuis décembre mais reste attractif.
Autre drogue, les « Prêts à Taux Zéro », les PTZ. Ça marche évidemment, c’est l’État qui paie les frais financiers.
Enfin, les banques sur leurs crédits classiques ont tendance à allonger les durées de remboursement pour diminuer les mensualités. Les banques ont surtout tendance à brader les crédits immobiliers pour s’attacher des clients. Nous avons les taux de crédit parmi les plus bas. A tel point qu’hier la Banque De France s’est inquiétée de cette situation en disant que les banques prenaient des risques. Il faudrait remonter les taux de crédit car nous sommes actuellement en train de réinventer les subprimes. Le crédit facile et pas cher c’est bien pour tout le monde jusqu’au jour où l’on a une overdose. Donc ça ne va pas durer.