L’Italie dégradée ? Les marchés s’en moquent !

La dégradation de l’Italie par l’agence S&P n’a pas provoqué de tempête sur les marchés financiers alors que beaucoup appréhendait cette nouvelle. Au contraire, les marchés boursiers se sont très bien comportés. Toutes les valeurs sont à la hausse, sauf les bancaires. Elles sont encore sévèrement attaquées. Paris a terminé sur un gain de 1,50 %.

Les boursiers restent fébriles mais prudents. D’une part parce qu’ils n’ont pas été surpris par la sanction qui frappe l’Italie. D’autre part, parce qu’ils attendent la réserve fédérale américaine en espérant qu’elle fasse une nouvelle injection de monnaie pour soutenir l’économie américaine. Dans ce contexte, les européens espèrent profiter d’une relance américaine.

Ce que l’on cherche en Europe, c’est de la croissance. Et pour dégager de la croissance, l’Europe a deux problèmes à régler :

– Le premier problème, c’est de remettre la Grèce à l’équilibre. Trouver le moyen d’alléger son fardeau de dettes et la convaincre de reformer ses structures. Les experts du FMI et de la BCE continuent ce soir d’ajuster les garanties.

– Le deuxième problème, c’est sans doute de surveiller les banques et les protéger. Pour la première fois, la commission européenne a dit qu’il faudrait les recapitaliser.

Les banques ont été fragilisées par le manque de croissance, par les dettes souveraines qui ne seront pas remboursées et par le matraquage boursier. A partir de là, les banques seront tentées de réduire leurs activités, de diminuer les crédits aux entreprises pour continuer de respecter les ratios de sécurité.

Dans ce cas-là, la situation des banques alimenterait la récession. C’est pour éviter qu’elle ne coupe le robinet du crédit qu’il faudra sans doute comme en 2008 leur apporter des fonds propres. Mais alors sous quelle forme et quand ? Les choses ne sont pas urgentes. L’urgence des urgences, c’est la Grèce.