L’Italie risque aussi un défaut de paiement

Après la Grèce, tout le monde a les yeux rivés sur l’Italie qui risque aussi un défaut de paiement. En Italie, nos banques françaises sont aussi impliquées.

32 milliards d’euros, c’est le montant de la dette italienne détenue par les banques françaises. C’est 6 fois plus que la dette grecque et important pour trois raisons :

Tout d’abord, les opérateurs considèrent depuis ce matin qu’il y a un vrai risque de défaut de paiement sur la dette italienne. Le gouvernement de Sylvio Berlusconi a essayé d’emprunter de l’argent ce matin et il s’est fait rembarré.

Ensuite, les banques françaises sont beaucoup plus engagées en Italie qu’en Grèce. BNP-Paribas notamment pour 20 milliards d’euros d’où l’effondrement de son cours de bourse. Mais aussi, le Crédit-Agricole et la Société Générale dans des proportions plus modestes.

Enfin, la Communauté internationale n’a plus confiance en Berlusconi. L’Espagne, le Portugal et l’Irlande ont mis en place de plans de redressement très courageux et ça marche. Mais en Italie, la situation est tellement grave que la rumeur prête aux banquiers européens alliés aux fonctionnaires  d’essayer de négocier avec les chinois qu’ils rachètent la dette.

Les chinois sont en Europe et pour une fois, ils ne viennent pas faire du tourisme. Selon une expression assez cynique, ils viennent ventiler les malades. Les malades c’est nous ; nous sommes leurs clients.  Leur intérêt est de nous maintenir en survie.