La Chypre fait pression sur la troïka pour obtenir un prêt

Chypre se retrouve dans l’urgence d’emprunter à la troïka. Le gouvernement chypriote a annoncé hier qu’il ne serait pas en mesure de rembourser ses prêts ni de verser les salaires des fonctionnaires si le plan de sauvetage n’était pas conclut rapidement. « Si dans les jours à venir l’Etat ne peut pas obtenir 250 à 300 millions d’euros, alors l’Etat cessera d’honorer des paiements », a déclaré un dirigeant du ministère des Finances, Christos Patsalides, à un comité parlementaire. La note de la Chypre serait alors à nouveau abaissée. Le gouvernement tente par conséquent de puiser dans les fonds de pension et de prévoyance d’organismes semi-publics. Mais les salariés acceptent mal la décision, et manifestent contre cet emprunt, craignant qu’il ne soit jamais remboursé.

M. Patsalides a précisé que le gouvernement chypriote avait besoin de 420 millions d’euros pour répondre à ses besoins immédiats, dont 170 millions d’euros avaient déjà été obtenus auprès de « sources extérieures ». La troïka rassemblant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, est en train d’examiner sa demande d’aide européenne, qui doit être soumise à l’Eurogroupe le 21 janvier. Après son éventuelle validation, il faudra encore attendre les premiers versements. En attendant, Chypre devra trouver une solution à court terme.