La faillite de Dexia coûtera 90 milliards d’euros

90 milliards d’euros, c’est le prix qui a été arrêté la nuit dernière à 4 heures du matin à l’issue d’une longue réunion entre les autorités belges et françaises. Au final, le démantèlement de Dexia est assez compliqué. Explications.

Pour faire simple, Dexia c’est un grand immeuble qui est vendu par appartement. Les appartements qui sont en bon état ont été vendus très vite : Une banque de détail vendue à l’état belge pour 4 milliards, ce n’est pas cher. Une autre partie a été cédée au Qatar. Et puis, un établissement spécialisé dans le crédit aux collectivités va être repris par la Banque Postale et la Caisse des Dépôts. C’est l’ancien Crédit Local de France.

Mais pour que l’on puisse vendre ces beaux appartements, il a fallu se débarrasser des sous-sols ou l’on avait caché des créances douteuses, des vieux subprimes et des crédits pourris. Ces déchets, ont été mis dans une bad bank pour un montant global de 125 milliards d’euros. La semaine dernière, les autorités indiquaient que ces créances douteuses seraient revendues quand le climat sera meilleur. Et bien ce matin après une nuit de cogitation, on a appris que cette banque aurait besoin d’une garantie de l’état pour 90 milliards d’euros. C’est-à-dire que sur les 125 milliards de vieux meubles que l’on a débarrassés, il y en a pour 90 milliards que l’on ne retrouvera pas. Il faut donc les garantir : c’est le prix de la faillite Dexia.

Qui paie quoi ?

Côté répartition, l’état belge prend 60%. Personne ne sait comment la Belgique va faire pour payer. L’État français prend le reste, soit 40% pour un montant de 36 milliards d’euros. C’est pour la France, le vrai prix de la faillite. En espérant que les belges ne viennent pas nous demander de les aider à payer leur dette. Ça pourrait bien arriver…