La France s’engage concrètement dans l’éolien

La France se lance dans la production massive d’énergie éolienne et confie l’essentiel du chantier à EDF.

Ce projet est né d’une décision politique prise en juillet 2011 qui consistait à construire d’immenses fermes d’éoliennes au large des côtes françaises. Au total 600 éoliennes plantées dans la mer à plus de 20 kilomètres des côtes pour une puissance cumulée de 3000 Mégawatts. C’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires EPR. Un investissement de 10 milliards d’euros qui va créer 10.000 emplois directs dans le grand ouest de la France.

Vendredi après-midi, l’État a donc rendu son verdict. Trois des champs éoliens seront  confiés à un consortium formés d’EDF et d’Alstom : Celui de Fécamp (76), de Courseules-sur-Mer (14) et  de Saint-Nazaire (44). Un quatrième champ sera installé dans la baie de Saint-Brieuc (22) par un consortium formé de l’Espagnol Iberdrola qui a, par ailleurs, confirmé que les éoliennes seront construites en France dans des usines Areva au Havre. C’est la promesse de ce transfert de technologie qui a permis à l’espagnol de remporter le marché : bilan 2000 emplois de plus. Enfin, le cinquième site prévu au Tréport (76) n’a pour l’instant pas été attribué. GDF-Suez était candidat mais il n’a pas été retenu.

Le gouvernement a confirmé son engagement de lancer un deuxième appel d’offre pour les sites du Tréport et de Noirmoutier (85) en plus d’autres zones qui restent à déterminer. Au total, cela représenterait l’équivalent de 4 réacteurs EPR et ferait de la France un acteur significatif de l’énergie éolienne. Il  viendrait ainsi compléter le parc nucléaire et, peut-être, à très long terme le relayer.