La menace des marchés rappelle à l’ordre les candidats

La France est-elle menacée par la spéculation financière en cas de victoire de la gauche ? C’est la question qui fait le buzz de cette fin de campagne. Une question qui mériterait d’être élargie à l’ensemble des candidats.

Ce n’est pas une mode, encore moins un buzz. C’est une réalité qui s’imposera pas seulement au candidat de gauche, mais à tous les candidats. Au lendemain de l’élection, les marchés qui nous prêtent de l’argent auront besoin de s’assurer de plusieurs facteurs. Que les engagements de rééquilibrage des finances publiques seront respectés,  que des efforts  seront faits pour relancer la croissance sans faire appel aux finances publiques et que le gouvernement participera à la solidarité européenne. Les marchés ne veulent pas des promesses. Ils veulent des faits qui ne sont pas dans les programmes.

Si le nouveau gouvernement ne respecte pas ces trois éléments, on observera une montée des taux d’intérêt et possiblement une attaque sur les valeurs bancaires (BNP, Société Général et Crédit Agricole…). Pourquoi ? Parce que les marchés considéreront que les banques sont menacées. Et c’est vrai qu’elles le seront, en cas de défaut de paiement. La vraie question, c’est de savoir si l’Europe est assez forte et assez solidaire pour aider l’Italie, l’Espagne et la France à résister. Quand on sait qu’en Europe il n’y a que l’Allemagne qui soit capable de fournir les munitions… la réponse est non. L’urgence va être de restaurer la confiance. On revient à la case départ : respecter les engagements et engager le désendettement. C’est  vrai pour n’importe lequel des candidats qui arrivera au pouvoir.