La panique envahi la planète financière

Au lendemain de l’annonce d’un référendum en Grèce, l’euro baisse à 1,36 $, les bourses européennes s’effondrent, les valeurs bancaires sont massacrées. Ces trois marqueurs montrent à quel point l’annonce de ce referendum Grec fait plonger le monde entier dans l’incertitude la plus totale. Personne ne peut donner une issue raisonnable à la situation.

Les accords de Bruxelles n’étaient pas fabuleux, mais ils permettaient de gagner du temps. En allégeant la dette de 50 %, on permettait à la Grèce de reprendre son souffle sans abimer l’appareil bancaire international. On avait créé des pare-feu pour éviter la contagion. Il fallait les organiser, ça n’était pas évident mais on savait aussi que la BCE ferait son devoir de préteur pour éviter les incendies. Bref, ça pouvait marcher.

Les conséquences d’un NON au référendum.

A présent, la perspective d’un referendum en Grèce et d’un Non à l’issue de ce vote remet tout à plat :

– La Grèce se retrouvera en défaut de paiement, c’est dire en faillite. Cela signifie que les épargnants grecs eux-mêmes se retrouveront ruinés.

– Les banques européennes seront en difficultés. Il faudra donc les recapitaliser, cette fois avec des fonds publics, ce qu’un pays comme la France peut difficilement faire.

– Le risque de contagion aux pays les plus fragiles de la zone euro est de plus en plus évident. Un NON au referendum signifierait la sortie de la Grèce de la zone euro. Les Grecs eux-mêmes, ne se rendent pas compte qu’ils n’accepteront jamais de retravailler avec des drachmes.

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