La taxe sur les transactions financières rapporterait 48 milliards de dollars

Au G20 de Cannes, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont relancé l’idée d’une taxe sur les transactions financière. L’idée divise et suscite des questions, notamment sur son fonctionnement.

48 milliards de dollars, c’est ce que rapporterait au niveau mondial la taxe sur les transactions financières défendue par la France et l’Allemagne. C’est un projet qui a été à nouveau relancé par Nicolas Sarkozy lors de ce G20.

Comment ça peut marcher ?

L’idée, c’est d’appliquer une taxe très modeste sur toutes les transactions financières :

-0,1% sur les actions. Les actions c’est l’instrument de financement des entreprises.
-0.02% sur les obligations. Les obligations c’est de la dette.

Cette taxe devrait rapporter environ 48 milliards de dollars dont 41 milliards par les pays du G20. Cette idée avance mais elle ne peut s’appliquer que si tous les pays sont d’accord. Sinon, les flux financiers choisiront les routes sans péage. Ils passeront par les paradis fiscaux ou certains pays anglo-saxons. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas très chauds. L’industrie financière est une activité clés pour leur économie. L’Angleterre est devenue le centre de la finance mondiale parce qu’elle n’est pas très regardante sur l’origine des fonds. Ceux qui vont en Angleterre, n’y vont pas pour le soleil mais parce qu’il y a de très bonnes blanchisseries. Si on réussit à collecter cette taxe, il faudra ensuite la redistribuer. Mais à qui et comment ? Il y aura de la concurrence.

Cette taxe est une idée ancienne. Elle avait été conçue par l’économiste Tobin et encouragé par le mouvement ATTAC à l’époque ou le collectif donnait dans l’anti-mondialisme. Depuis, les choses ont un peu changé.