Lagarde candidate officielle des européens au FMI

La ministre de l’économie, Christine Lagarde a annoncé sa candidature au poste du directrice générale du FMI ce midi. Malgré cela, le spectre de l’affaire Tapie plane encore au dessus de sa tête.

Si Christine Lagarde fait acte de candidature, c’est qu’elle a réuni toute les conditions. La première des conditions, c’est qu’elle a obtenu l’appui de toutes les capitales européennes et notamment de l’Allemagne, de l’Italie et de la Grande Bretagne. On croit savoir que le premier ministre britannique a plaidé sa cause auprès du président Obama qui était à Londres hier.

La deuxième condition c’est donc l’accord tacite des Etats-Unis qui, pour conserver la direction de la banque mondiale devra appuyer le respect d’une tradition qui donne le FMI à l’Europe. On a fait comprendre aux américains que c’était donnant-donnant.

Le spectre de l’affaire Tapie :

La troisième condition, était de s’assurer qu’elle n’aurait pas d’ennui judiciaire en France dans le cadre de l’affaire Tapie. Il y avait un recours déposé auprès de la cour de justice de la république. On attendait donc de savoir si la cour serait effectivement saisie. Si c’était le cas, la bataille aurait pollué complètement sa vie et sa carrière. Pour faire acte de candidature, elle a du avoir des assurances qu’elle ne risquait rien.

Que lui reproche-t-on ?

On lui reproche un abus de pouvoir en ayant opté pour une procédure d’arbitrage dans un conflit judiciaire qui opposait Bernard Tapie à l’Etat. Depuis plus de 10 ans.

Juridiquement, l’arbitrage est, dans le monde des affaires, d’une banalité affligeante. Il y en a tous les jours et l’affaire Tapie n’était rien d’autres qu’un conflit avec une banque accusée d’avoir floué son client.

Le problème c’est qu’il y a une dimension politique que les socialistes voulaient faire ressortir pour faire du buzz. Mais bon, c’était avant l’affaire DSK. Je crois que depuis que les socialistes ont compris qu’ils pouvaient difficilement donner des leçons de morale, Martine Aubry a dû siffler la fin de la partie ce qui  dégagera le ciel judiciaire de Christine Lagarde .