Le défi de la croissance au niveau zéro

Au moins il n’aura pas été compliqué à calculer. Zéro, c’est le taux de croissance au 2e trimestre 2012 prévu par la Banque de France. Nul doute que la commission européenne corrobore ces perspectives dans les jours à venir.

Ce chiffre confirme que l’économie française n’est pas tombée en récession mais qu’elle est plantée à un rythme qui ne donne évidemment aucune marge de manœuvre. Le repli de l’industrie, de l’automobile, de la métallurgie, du bâtiment sont heureusement compensés par la légère progression des services ou la distribution.

Ces perspectives sont évidemment très surveillées par l’entourage de François Hollande qui avait bâti son programme sur une petite croissance annuelle de 0,5% avec l’espoir d’obtenir un coup de pouce de nos partenaires européens. Or la BCE qui centralise toutes les études vient de baisser la prévision de croissance dans la zone euro à -0,2% pour 2012. En revanche, elle relevé sa prévision d’inflation à 2,3% ce qui est sans doute une bonne nouvelle  parce que ça permet d’adoucir un peu les plans de rigueur.

Il est évident que ces perspectives assez sombre donne raison à François Hollande dans son ambition de relancer la croissance. Sauf que, et on le voit bien, il se heurte au problème du financement d’un tel plan de relance. Une fois de plus, Angela Merkel a été très catégorique jeudi après-midi. Pas de croissance à crédit : c’est clair, net et précis.