Le directeur de Sciences-Po Richard Descoings est mort

Le directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, Richard Descoings, est décédé ce mardi à New York, a annoncé mercredi à Paris le directeur adjoint de Sciences-Po Paris, Hervé Crès. Il a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel et la police a décidé d’ouvrir une enquête.

«Il a été retrouvé mort aujourd’hui par un membre du personnel de l’hôtel à 13 heures» locales, a déclaré le commissaire adjoint Paul Browne. La chambre d’hôtel était «en désordre» a encore souligné le commissaire adjoint, ajoutant qu’à ce stade les enquêteurs «n’excluaient rien». La police de New York a ensuite précisé qu’elle n’avait pas trouvé de «preuve d’acte criminel». Paul Browne a ajouté que le désordre dans la chambre d’hôtel où le corps a été retrouvé était dû aux secours, qui ont cherché à ranimer Richard Descoings après l’avoir découvert mort. «Le personnel médical l’a déplacé, et a déplacé des choses, pour essayer de le ranimer», a déclaré Paul Browne. «Le désordre n’était pas dû à une lutte.»

En seize ans, il avait transformé Sciences-Po.

Richard Descoings représentait ce mardi l’Europe dans une réunion des grands leaders d’universités, le «Global Colloquium of University Presidents», sous l’égide du secrétaire général des Nations unies, ont-ils précisé. «Pour tous ceux qui enseignent, travaillent et étudient à Sciences-Po, la disparition de Richard Descoings est une perte irréparable. En seize années de direction, il a accompli une œuvre extraordinaire qui a profondément transformé Sciences-Po», ont-ils ajouté.

Deux figures historiques de Sciences-Po, Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau, ont «adressé leurs plus sincères condoléances, en leur nom et aux noms des étudiants, enseignants et personnels de Sciences-Po, à sa femme et à sa famille». En seize ans et quatre mandats à la tête de l’école de la rue Saint-Guillaume, Richard Descoings a profondément changé cette institution : ouverture à des élèves de familles pauvres, aux étudiants étrangers (40% du total actuel), création de six campus en province, hausse des droits d’inscription tempérée par des bourses, etc.

(Avec AFP)