Le fisc réclame un milliard à Google

Le fisc français réclame un milliard d’euros à Google à l’issue d’une enquête sur les « prix de transfert » entre la branche en France du géant américain d’internet et son holding irlandais, affirme l’hebdomadaire Le Canard enchaîné à paraître mercredi. Selon Le Canard, ce redressement fiscal a été évoqué lundi lors de la rencontre entre le président François Hollande et le patron de Google Eric Schmidt. « Si d’ici la fin de l’année la négociation entre Google et les éditeurs de presse n’aboutit pas, Google sait déjà ce qui l’attend du point de vue fiscal: 1 milliard », affirme le journal. « Sinon, il y aura sans doute moyen de négocier », ajoute-t-il. « Google n’a pas reçu de notification de redressement fiscal de la part de l’administration fiscale française », a assuré mardi soir à l’AFP par courriel un porte-parole de Google France. En mars, une source proche du dossier avait fait état d’une procédure de redressement fiscal en cours en France à l’encontre du moteur de recherche. L’Express évoquait de son côté une enquête pour déterminer le montant de l’impôt sur les sociétés et la TVA dont ne s’est pas acquitté Google entre 2008 et 2010. Grâce à une série de montages financiers, baptisés « sandwich hollandais » ou « double irlandais », Google réussit à ne payer qu’un très faible pourcentage d’impôts car la quasi-totalité des revenus déclarés en Irlande, après un passage aux Pays-Bas via une société intermédiaire, est transférée dans le paradis fiscal des Bermudes où est sise la filiale Google Ireland Holdings.