Le gouvernement planche sur le retour de la prime à la casse

Le gouvernement serait sur le point de remettre en place le système de prime à la casse pour venir en aide à l’industrie automobile français, malmené par la concurrence.

1000 euros, c’est le montant de la prime à la casse que le gouvernement se prépare à ressortir pour soutenir le marché français de l’automobile. Cette prime avait été mise en place à la fin 2008 et supprimée au début de 2010  pour sauver le secteur automobile de l’effondrement. Aujourd’hui, tous les constructeurs la réclame à nouveau. Le marché automobile a baissé de 6% en Europe et de 16% en France. Cependant, certains constructeurs s’en sortent mieux que d’autres. Les allemands, Mercedes, Audi et Porsche sont très prospères grâce à leurs voitures haut de gamme vendues dans les pays émergents. Le groupe Renault-Nissan s’en sort bien aussi sur le marché mondial mais il se plante sur le marché français. Enfin, Peugeot-Citroën qui n’a pas de positions très fortes à l’étranger est en train de s’étrangler.

La conséquence de cet effondrement conjoncturel, c’est qu’il entrainera automatiquement du chômage technique. Plus grave, toute la profession sait bien que l’appareil de production installé en France est surdimensionné. PSA a trois usines, dont Aulnay-Sous-Bois,  qui sont menacées de fermeture. Du coup, Carlos Ghosn le PDG de Renault, est allé voir Arnaud  Montebourg pour prévenir d’un début d’incendie dans le secteur. Pour éviter le pire, Bercy prépare donc des mesures de soutien : une réanimation du bonus malus et le retour de la prime à la casse, qui sera comme d’habitude conditionnée par un engagement des constructeurs à conserver les emplois et à vendre des voitures propres. De son côté, le ministre du Redressement Productif reconnait que les groupes comme Renault fortement implanté à l’étranger sont quand même plus solide que ceux qui produisent exclusivement français. Le discours de campagne sur le protectionnisme est déjà loin. L’essentiel n’est pas de produire français, l’essentiel est de produire des voitures qui se vendent.