Le Portugal fait du « chantage à la faillite » et obtient 78 milliards d’aides !

Le Premier Ministre portugais, José Socrates, peut être satisfait. Il a obtenu des autorités européennes ce qu’il demandait. : Un plan de sauvetage dont les conditions seront supportables par le peuple Portugais.

Dans le détail :

-L’UE et le FMI vont lui prêter 78 Milliards d’euros. Ce qui lui permettra d’assurer sa trésorerie.

-Il a obtenu des délais supplémentaires pour réduire ses déficits. 3% en 2013 seulement si tout se déroule comme prévu, ce qui d’après tous les observateurs sera supportable par le peuple Portugais.

Il faut reconnaitre que le Premier Ministre portugais a assez bien manœuvré. On se souvient que dans un premier temps, il a démissionné pour signifier à Bruxelles que les conditions qui lui étaient imposées étaient insupportables. Il a donc annoncé clairement que le Portugal abandonnait la partie, qu’il y aurait de nouvelles élections et qu’au bout du compte le Portugal ne rembourserait pas. Et là, les autorités financières ont pris peur.

Peur, parce que l’UE et le FMI se sont dit que si le Portugal se déclare en faillite, toutes les banques européennes qui ont prêté au Portugal auront des difficultés. Donc il faut aider le Portugal, comme on a aidé la Grèce qui a obtenu 110 milliards et l’Irlande pour 85 milliards. Finalement l’Europe se montre très solidaire, généreuse et pas très exigeante sur les conditions de remboursement.

Le but c’est d’aider ces pays  mais c’est aussi d’éviter que les banques aient des difficultés. Toutes les banques européennes et notamment les françaises, ont des expositions dans les dettes souveraines. Ces banques ont retrouvé leur équilibre, elles se sont repliées sur leur marché de base. Les résultats qu’elles publient cette semaine sont excellents. Sauf qu’elles sont très attentives à ce qui se passe dans les pays fragiles. La question qui se pose : les banques sont-elles capables de supporter les dettes d’état. La réponse est non, d’où l’aide vigoureuse des organisations internationales.