Le prêt à porter féminin ne se vend plus

S’il y a un secteur dont on pouvait penser qu’il allait continuer de marcher, c’est bien celui du prêt à porter féminin. Mesdames, mesdemoiselles vous n’achetez plus de robes, de jupes et même de jeans. Je sais qu’un rien vous habille mais quand même…

Le prêt à porter féminin ne se vend plus. C’est une tendance de fond aggravée par la crise. Depuis l’an 2000, les ventes baissent de 3% et globalement les prix baissent de 13%. Il y a dix ans, une française dépensait en moyenne 500 euros par an pour s’habiller. Aujourd’hui, elle dépense 400 euros.

Ce phénomène marque un changement énorme. La distribution a été obligée de s’adapter. D’où le succès des marques à bas prix comme H&M ou Zara. Des enseignes qui commencent à s’essouffler aussi.

La consommatrice fait la chasse aux soldes, aux rabais, au discount. Résultat, elle achète des produits fabriqués en Chine ou en Inde.

Ce phénomène, que l’on retrouve dans beaucoup de secteur, est un signe d’appauvrissement général. Le low-cost, permet de protéger le pouvoir d’achat du consommateur mais ça ne produit pas de richesses et d’emplois. Le pouvoir d’achat vient d’une augmentation des revenus et l’augmentation des revenus vient de la productivité.

Tant que l’on n’aura pas remis en route la productivité française, on ne sortira pas de la crise. Et cela, que l’on soit de droite ou de gauche.