« Le salon de la reprise »: Rencontre avec le fondateur du salon des entrepreneurs, Xavier Kergall

Le salon des entrepreneurs a ouvert ce mercredi au Palais des Congrès de Paris. 70 000 visiteurs sont attendus porte Maillot pour découvrir le monde de entrepreneuriat. Le salon s’adresse à deux types de public : Les porteurs d’un projet qui veulent créer leur entreprise mais ne savent pas comment s’y prendre et les chefs d’entreprise, en mal de conseils pour franchir les paliers de croissance de leur affaire. Un salon qui cette année est placé sous le signe de la créativité et de l’internet tel que nous le présente le fondateur et directeur général du salon, depuis sa première édition il y a 18 ans, Xavier Kergall.

Le salon finit demain soir, deux jours n’est-ce pas un peu court ?

Oui, c’est très court. Surtout quand on sait qu’avec 622 000 créations d’entreprise en 2010, cela correspond à une entreprise qui se créer toutes les secondes…Donc bien sûr, c’est 10 fois trop court ! Mais ce n’est pas grave,  si ça peut susciter l’envie, transformer des projets et que derrière les 70 000 personnes qui sont venues nous voir, permet à quelques centaines de passer à l’acte c’est déjà pas mal. Et puis il faut savoir que ça continue sur Internet, ça continue à Lyon en Juin et à Nantes en Octobre.

Peut-on dire que c’est un salon de reprise ?

Evidemment. On le voit notamment avec les collectivités territoriales, qui sont venues en masse cette année. Elles ne viennent pas pour dire « créer chez nous », mais plutôt pour dire « venez reprendre nos entreprises… »

C’est la 18ème édition du salon, est-ce qu’entre la première édition de ce salon et celle-ci, les objectifs du salon ont évolué ?

Oui…mais non ! Ce qui évolue c’est que l’on va vers de l’accompagnement de petite entreprise. Le problème ce n’est plus la création. Avec 622 000 entreprises en 2010, le message de la création est passé… ! Le problème pour une entreprise c’est entre 10 et 50 salariés. Il faut donc aider ces entreprises à passer ce cap et permettre leur évolution en ETI.

Il y a en effet beaucoup de conférences et d’ateliers dans ce sens là. Concrètement sur quels points les aidez-vous ?

Financement…et encore financement ! C’est la clé. Par exemple, ce qui me frappe, c’est que l’on voit beaucoup de chefs de petites entreprises nous dise qu’ils veulent se développer sans ouvrir leur capital…C’est une bêtise ! Aux travers de ces ateliers, on leur explique comment ouvrir leur capital sans risque. On oublie de rappeler, que dans les freins  du développement, il y a un frein qui vient de l’entrepreneur lui-même qui est celui là. La concurrence est telle qui faut allez vite.

« Il vaut mieux avoir moins de beaucoup, que tout de rien du tout ! »

Frédéric Lefebvre a inauguré le salon, fera-t-il un bon ministre des PME ?

Oui je pense, car il est passé par l’entreprise. Il sait ce que c’est qu’un extrait Kbis, la médecine du travail, il connait les contraintes… A partir du moment où sa fonction politique lui permet de faire avancer les choses, il fera, je pense en concilient les deux, un excellent ministre des PME.

C’est donc un salon résolument optimiste…

Oui, je dis toujours: Il y a deux catégories d’individus. Ceux qui regardent le monde tel qui l’est et qui se demandent pourquoi et ceux qui imaginent le monde tel qui pourrait-être et qui se dise pourquoi pas. Ca peut s’appliquer aux entrepreneurs…

Une expression à méditer, en attendant, le salon ferme ses portes demain soir.