Le sommet de la dernière chance démarre mal

Alors que le sommet européen de Bruxelles se tient jeudi 8 et vendredi 9 décembre, tout laisse à penser que des accords intergouvernementaux seront difficiles à obtenir.

Le sommet européen de Bruxelles a débuté jeudi soir par un diner pour présenter aux chefs d’état et de gouvernements des 27, le plan préparé par l’Allemagne et la France. Les choses ont assez mal commencé, la journée de jeudi a été empoisonnée par des avertissements. Sarkozy et Merkel ont été gravissimes sur l’enjeu, José Manuel Barroso a lancé un appel aux chefs d’états et Mario Draghi a rappelé que la BCE ne pouvait pas faire le travail des gouvernements.

Le projet de réforme établi par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a été très mal reçu par les pays européens et notamment ceux qui n’appartiennent pas à l’Euro. La Grande Bretagne par exemple est vent debout. Les autres se disent que la zone euro leur sera définitivement fermée et qu’ils n’ont pas voix au chapitre. De plus, ça bloque sur la réforme des traités et sur le mécanisme de stabilisation. Ça bloque enfin sur le plan de relance coordonné en 2012.

Tout cela peut bien se terminer par un ultimatum de la part des grands pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie qui peuvent dire aux grognons : Ou vous signez ou vous partez. Et puis, il y a un autre problème dont personne ne parle : Il faudra bien à un moment où l’autre demander l’ avis des peuples.