Les 10 infos éco du jour

1. Le directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet, évoque dans un entretien au Journal du Dimanche un taux de rémunération du Livret A, actuellement fixé à 1,75%, compris entre 1% et 1,25%. « Politiquement, on peut considérer qu’il ne faudrait pas baisser le taux au-dessous des 1,50% », indique-t-il. « Mais si l’on raisonne de façon mécanique, on devrait descendre entre 1% et 1,25% ».

2. Les négociations entre les États-Unis et l’Union européenne sur un accord de libre-échange s’ouvrent lundi à Washington dans un climat alourdi par les révélations sur l’espionnage américain et le chiffon rouge agité par la France sur l’exception culturelle. Le représentant au Commerce extérieur américain, Michael Froman, et le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia Bercero, conduiront cette première semaine de discussions et lanceront officiellement le processus visant à créer une des principales zones de libre-échange au monde, forte de près de 820 millions d’individus.

3. Christophe de Margerie, le PDG de Total, a jugé samedi « déplacé » d’imputer le limogeage de Delphine Batho du gouvernement à l’action de lobbies économiques. Le dirigeant a estimé en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence qu’il fallait ramener cette affaire « à un problème de gouvernement, de ministres et de budget ». « Parler de lobby pour faire partir un ministre, ça me paraît vraiment probablement déplacé et surtout inexistant », a-t-il dit.

4. Le nouveau président du Medef Pierre Gattaz s’est dit hostile dimanche à la fiscalité écologique, estimant que la France était déjà « submergée » par les taxes. « Je dis non à toute fiscalité écologique, l’environnement doit se traiter aussi par nos entreprises, l’innovation, par les sciences, par les ingénieurs », a déclaré le successeur de Laurent Parisot à la tête de l’organisation patronale, dans l’émission du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Ce sont des problèmes d’ingénieurs, faisons confiance à nos entreprises ».

5. Faire de 2014 la dernière année d’augmentation des impôts dépendra de l’état de l’économie française et de la croissance, a déclaré dimanche le ministre de l’Economie Pierre Moscovici. « En 2014, nous limiterons la hausse des prélèvements obligatoires à 0,3% du PIB et je souhaite que ce soit la dernière année où ils augmenteront », avait-il indiqué dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France.

6. La Pologne ne pourra pas adopter l’euro avant plusieurs années, l’adoption de la monnaie européenne nécessitant un amendement à la Constitution, a réaffirmé samedi le Premier ministre libéral Donald Tusk dans une interview au journal Gazeta Wyborcza. « Nous n’entrerons pas dans la zone euro sans modifier la Constitution », a déclaré M. Tusk, rappelant l’obstacle formel qui bloque, selon constitutionnalistes, l’adoption de l’euro en Pologne.

7. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a écarté dimanche à Aix-en-Provence la possibilité d’une restructuration généralisée des dettes des pays riches. « On ne peut pas imaginer un instant que toutes les économies avancées se retrouvent en Club de Paris dans une perspective de restructuration des dettes globales », a déclaré Mme Lagarde lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, organisées par le Cercle des économistes.

8. L’accord de compétitivité au sein de Renault, contre lequel la CGT a lancé un recours judiciaire vendredi, « fait l’objet d’une adhésion très forte » des salariés du constructeur automobile français, a défendu samedi son patron Carlos Ghosn. « L’accord de compétitivité et tout ce qui tourne autour fait l’objet d’une adhésion très très forte au sein de l’ensemble du personnel de Renault et du management de Renault », a déclaré M. Ghosn à des journalistes.

9. Les banques espagnoles n’ont pas besoin à ce stade de fonds européens supplémentaires, selon un document préparé par la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) révélé par l’agence Reuters vendredi.

10. Dans un document de 53 pages publié par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France, le ministère de l’Economie et des Finances envisagerait d’élargir au plus grand nombre la déclaration de revenus par Internet. Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet mais cette mesure s’inscrirait dans le « choc de simplification » promis par le président de la République, François Hollande, pour alléger les procédures administratives.