Les 10 infos éco du jour

1. Interrogée sur la matinale de France 2 pour son dernier jour à la tête du Medef, Laurence Parisot s’est dite « très fière » de son bilan, estimant que « des accords sociaux historiques » ont été signés sous sa présidence. La présidente de l’organisation patronale faisait référence à plusieurs réformes de taille adoptées lors de son mandat. La réforme des retraites tout d’abord, conforme à deux de ses préconisations: l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal de départ à la retraite.

2. L’Umih, principale organisation patronale de l’hôtellerie, a annoncé à l’AFP saisir mardi l’autorité de la concurrence afin de dénoncer les pratiques anti-concurrentielles des agences de réservation en ligne comme Expedia ou Booking. « Les plateformes de réservation hôtelière en ligne sont devenues un canal de distribution incontournable pour les hôteliers, notamment les plus petits d?entre eux » mais « les avantages offerts par ces plateformes ont progressivement été annihilés par les effets nocifs de leurs pratiques commerciales qui violent les droits européen et français de la concurrence », explique l’Umih.

3. François Hollande a annoncé lundi que 33.000 emplois d’avenir avaient été signés au 1er juillet, soit un tiers de l’objectif fixé par le gouvernement pour l’année 2013. En déplacement en Bretagne, le chef de l’Etat a assisté à la signature de cinq contrats de ce type, destinés à des jeunes pas ou peu qualifiés. « Nous sommes aujourd’hui à 33.000 emplois d’avenir. Le ministre (du Travail-NDLR) Michel Sapin m’en a exactement confirmé le nombre », a déclaré le chef de l’Etat à la mairie de Lanester, dans le Morbihan.

4. Même si Pierre Gattaz deviendra officiellement mercredi 3 juillet président du Medef. L’Assemblée générale de l’organisation se réunira pour l’élire au Palais des Congrès, le patron de Radiall a quand même tenu à poursuivre sa campagne jusqu’au bout. A Berlin, où il est allé faire un tour la semaine dernière, il a évoqué les synergies franco-allemandes et réaffirmé que son modèle se situe bien outre-Rhin.

5. Le ministre portugais des Finances, Vitor Gaspar, fervent partisan de la rigueur budgétaire recommandée par les créanciers de ce pays sous assistance financière, a démissionné lundi après avoir vu sa recette aggraver la récession et le mécontentement social. La Commission européenne a réagi en demandant au Portugal de « maintenir le rythme des réforme ».

6. Le gendarme boursier français (AMF) a infligé une amende record de 8 millions d’euros à LVMH pour être entré masqué au capital de son concurrent Hermès, une annonce qui fin 2010 avait fait l’effet d’un séisme dans le monde feutré du luxe. LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline et autre Guerlain, se voit ainsi condamné à la plus forte amende jamais prononcée par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Décidée le 25 juin, elle a été annoncée seulement lundi par communiqué.

7. Le préfet de Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni, a affirmé lundi « qu’à ce stade il n’y a pas d’offre crédible de reprise » de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, alors que le groupe libyen Murzuk Oil s’affiche toujours comme candidat à la reprise auprès des salariés.

8. Veolia Eau a annoncé mardi avoir remporté un contrat pour construire l’usine de dessalement du complexe pétrochimique Sadara de Jubail, en Arabie saoudite. Ce contrat représente pour la filiale du groupe français de services collectifs un chiffre d’affaires de 310 millions de dollars (232 millions d’euros).

9. Edward Snowden, bloqué depuis le 23 juin à l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, a fait déposer des demandes d’asile auprès d’une vingtaine de pays dont la France, rapporte mardi WikiLeaks. Le groupe spécialisé dans la divulgation massive de documents confidentiels précise que les démarches ont été entreprises samedi au nom de l’informaticien américain par la conseillère juridique de WikiLeaks Sarah Harrison, qui se trouve avec lui.

10. La banque centrale australienne a maintenu mardi son taux directeur à 2,75%, son plus bas niveau historique, comme l’attendaient la plupart des économistes. Cette décision est notamment justifiée par le recul marqué subi par le dollar australien ces dernières semaines et par des signes traduisant une diffusion lente des dernières mesures d’assouplissement.