Les 10 infos éco du jour

1. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s’attend à une « amélioration graduelle » de la situation financière de l’eurozone avant la fin de l’année, a-t-il déclaré lundi à Shanghai. « La situation de l’eurozone reste difficile mais quelques signaux d’une possible stabilisation sont apparus, et notre scénario de base continue d’être celui d’une amélioration très graduelle commençant dans la dernière partie de l’année », a déclaré Mario Draghi lors d’une conférence financière dans la capitale économique chinoise.

2. Christophe de Margerie, le PDG de Total, était l’invité dimanche soir du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI » Interrogé sur le dossier des hausses de carburants, Christophe de Margerie estime qu’il n’y a «pas de raison que les prix montent». Insistant au passage sur l’impact d’un euro fort – qui limite dans les stations-service une éventuelle flambée du baril – et sur la stabilité des marges de Total, qui s’élèvent à un centime d’euro par litre.

3. La ministre de l’Artisanat a affirmé dimanche son intention d’étendre la limitation dans le temps du statut d’auto-entrepreneur au-delà du seul secteur du bâtiment, alimentant un sentiment de cacophonie gouvernementale face à la fronde des « Poussins ». Chargée de piloter la réforme de ce statut qui permet de créer de façon simple et rapide une entreprise avec un régime fiscal avantageux, Sylvia Pinel a pris, dans un entretien à l’AFP, le contrepied du Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui avait tenu deux jours plus tôt des propos inverses.

4. La compagnie aérienne japonaise Japan Airlines (JAL) a renoncé dimanche à faire voler un Boeing 787 Dreamliner après avoir détecté un problème de pression d’air dans le compartiment de la batterie, selon la presse japonaise citant la compagnie aérienne. Au lendemain de la remise en service de ces appareils au Japon, JAL a dû recourir dimanche à un autre appareil pour un vol entre Tokyo et Pékin en raison de cette avarie, ont annoncé les agences de presse japonaises, Kyodo News et Jiji Press.

5. Le géant de la restauration rapide McDonald’s discute actuellement de la possibilité d’avoir recours au dispositif des emplois d’avenir en France mais n’a encore pris aucune décision ferme en la matière, a appris samedi l’AFP auprès de l’enseigne. Selon RTL, le groupe est « prêt à recruter 1.000 emplois d’avenir ».

6. Le patron de la PME Aqoba, Thibault Lanxade, a officialisé le retrait de sa candidature à la présidence du Medef et son ralliement à celle de Pierre Gattaz, dans un communiqué publié samedi. Après ce retrait, ils sont désormais quatre à briguer la succession de Laurence Parisot, qui arrive en fin de mandat. « Aujourd’hui, la situation implique le rassemblement et l’unité. (…) Notre rapprochement va dans le sens de la pluralité et de la collégialité que je souhaite pour le Medef », a souligné M. Gattaz, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), cité dans le communiqué.

7. Le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable! », affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise. Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans « Pourquoi devons nous quitter l’euro » (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

8. La France est aujourd’hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970, quand Londres dut faire appel à l’aide du Fonds monétaire international, et François Hollande doit choisir s’il veut être Harold Wilson ou Tony Blair, a déclaré Henri de Castries, PDG de l’assureur Axa. Dans une interview au journal dominical britannique Sunday Telegraph, il a estimé que la France doit s’inspirer des leçons britanniques.

9. Selon un sondage TNS Sofres pour le site de ventes de voitures AramisAuto.com, les Français motorisés sont 58% à avoir diminué leurs dépenses automobiles en raison de la dégradation du pouvoir d’achat et plus des deux tiers disent avoir modifié leurs habitudes pour y parvenir. A noter que dans un contexte de difficultés économiques, la première raison d’attachement aux marques françaises, invoquée par 63% des Français, est d' »éviter les délocalisations et préserver les emplois ».

10. Comme tous les ans à la même époque, le moral des cadres s’est quelque peu redressé en mai, gagnant trois petits points (à – 50), selon le Baro-éco de Viavoice pour HEC, Le Figaro et France Inter. En dépit de cette légère amélioration après deux mois de dégradation, leur vision reste globalement assez sombre quant aux perspectives économiques nationales et à leur situation personnelle.