Les 10 infos éco du jour

1. La France est entrée en récession avec un recul de 0,2% de son produit intérieur brut au premier trimestre, qui fait suite à une contraction d’ampleur similaire au dernier trimestre 2012, a annoncé mercredi l’Institut national de la statistique et des études économiques. Une récession correspond techniquement à un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs. Pour l’ensemble de l’année 2012, l’Insee a conservé son estimation d’une croissance nulle, après avoir révisé à la baisse la croissance du troisième trimestre 2012 (0,1% au lieu de 0,2%).

2. Les prix à la consommation ont diminué de 0,1% en avril sous l’impact notamment d’une nette baisse des prix de l’énergie, après une hausse de 0,8% le mois précédent, selon les statistiques publiées mercredi par l’Insee. Sur un an, ils affichent une hausse de 0,7%, la plus faible depuis novembre 2009.

3. La révolution fiscale de Singapour a été annoncée ce mardi, par un communiqué commun de la banque centrale, du ministère des Finances et du fisc de la Ville-État. Singapour est classée sixième sur la liste des paradis fiscaux à travers le monde (après la Suisse, les Caïmans, le Luxembourg), établie par l’ONG américaine Tax Justice Network.

4. Le groupe diversifié Bouygues a annoncé mardi que ses comptes avaient plongé dans le rouge au premier trimestre 2013 et qu’il préparait de nouvelles mesures d’économies chez sa filiale de télévision TF1. Au cours des trois premiers mois de 2013, Bouygues a accusé une perte nette de 42 millions d’euros, contre un bénéfice net de 35 millions pour la même période de l’année précédente en raison des mauvaises performances dans la télévision (TF1) et les télécommunications (Bouygues Telecom).

5. Le groupe suédois de prêt-à-porter Hennes & Mauritz (H&M) a fait état mercredi de ventes à périmètre comparable en hausse de 1% en avril après six mois de baisse, mais elles sont très inférieures aux attentes. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 5,6% des ventes en devises locales.

6. Patronat et syndicat du secteur de la métallurgie en Allemagne ont convenu mercredi à Munich (sud) d’un accord sur une hausse de salaires, après des négociations ardues terminées en pleine nuit. Selon les termes de l’accord qui court sur vingt mois, les salaires augmenteront en deux temps, après une stagnation en mai et juin: +3,4% à partir du 1er juillet 2013, puis +2,2% au 1er mai 2014, ont indiqué les deux parties dans des communiqués.

7. Les États-Unis devraient faire baisser leur déficit public de plus de 40% au cours de l’exercice fiscal 2013 pour le ramener à 642 milliards de dollars, son niveau le plus faible depuis 2008, selon une étude du Bureau du budget du Congrès américain (CBO) publiée mardi. « Etant donné que les recettes doivent augmenter plus vite que les dépenses selon le régime légal en vigueur, les projections de déficits du CBO continuent d’être revues à la baisse », écrit cet organisme indépendant dans son rapport.

8. HSBC pourrait supprimer encore 14.000 postes dans le cadre de la prochaine phase de son plan visant à dégager des économies de plus de trois milliards de dollars par an. Dans des diapositives accompagnant une présentation sur sa stratégie, la banque britannique indique que son effectif pourrait reculer à 240.000-250.000 personnes entre 2014 et 2016, contre 261.000 fin 2012.

9. PSA espère que l’argument incitera les consommateurs français à privilégier davantage ses voitures. Le constructeur a annoncé avoir obtenu pour six de ses modèles le label «origine France garantie», créé sous le précédent gouvernement. Les voitures distinguées sont les plus haut de gamme du groupe: les Peugeot 508, 3008 et 5008, fabriquées dans usines de Rennes et de Sochaux, ainsi que les Citroën DS3, DS4 et DS5, produites à Poissy, Mulhouse et Sochaux.

10. Les pièces de 1 et de 2 centimes d’euros pourraient bien disparaître. La Commission évalue à 1,4 milliard d’euros le coût de la frappe des pièces de 1 et 2 centimes, depuis 2002. Trop cher, surtout que les Européens ne les utiliseraient presque pas. Bruxelles envisage donc de supprimer les piécettes d’acier plaqué cuivre. Quatre options sont envisageables, a souligné l’exécutif bruxellois: statu quo, réduction du prix de revient de la frappe des piécettes, élimination radicale et, variante plus douce, lente disparition de la circulation après arrêt de la production. Pour l’instant, la Commission ne se prononce pas pour l’un ou l’autre des scénarios.