Les agriculteurs au centre de toutes les attentions

Aujourd’hui Bruno Le Maire ira à Bruxelles où aura lieu un somment extraordinaire des ministres de l’agriculture. Le but ? Trouver des solutions à la sécheresse et aussi mesurer les conséquences de cette bactérie dont on ne connait pas l’origine.

Je crois que jamais les agriculteurs n’auront été autant surveillés et aidé qu’aujourd’hui. On prend conscience que l’agriculture n’est vraiment pas une activité comme les autres.

Pour trois raisons :

Tout d’abord, les agriculteurs subissent le risque climatique. La France vient de vivre ses mois les plus chaud et les plus secs depuis 1900 d’où la rareté des fourrages et la hausse des prix. C’est dramatique dans certaines régions et le gouvernement à débloquer des fonds pour acheter de la paille et de l’herbe.

Mais on s’aperçoit que certains agriculteurs subissent le risque de la bactérie dont on ne sait pas d’ou elle vient. Pourtant, cette bactérie du concombre a décimé la profession de maraichers en Espagne, en Allemagne et un peu en France. Il va falloir indemniser, il va falloir surtout trouver d’ou elle vient.

Ensuite, les agriculteurs subissent dans le même temps les risques de la spéculation, de la volatilité des prix. Pendant des mois, les politiques ont pensé que cette spéculation était imputable à quelques affreux qui jouaient sur les marchés. Nicolas Sarkozy voulait d’ailleurs proposer au G20 une régulation, une surveillance. Il a demandé des rapports, et ces rapports disent clairement que la spéculation n’est pas dangereuse. C’est le manque de transparence, la gestion des stocks, le mensonge qui est dangereux. Certains producteurs ne disent pas la vérité sur leur récolte d’où la fluctuation des prix.

Enfin, il va falloir accepter le fait que les prix agricoles comme beaucoup de prix de matières premières vont continuer d’augmenter. Le blé, le colza, le maïs. Parce que la demande mondiale est de plus en plus forte.

La solution ?

Augmenter les productions partout dans le monde. Mais pour augmenter la production, il va falloir accepter le progrès technique, l’innovation.

L’agriculture est un métier d’avenir à deux conditions. D’une part que les États mettent en place des mécanismes d’assurances contre les risques. A condition, d’autre part, que les agriculteurs acceptent le progrès de la science.